Faire face aux délinquants numériques

Pour vérifier qui utilise des noms de domaines avec votre prénom et votre nom (homonymes, délinquants, parasites) ou regarder les noms de domaine disponibles en vue de l’achat de votre domaine prénom-nom, je vous recommande Nombray :

www.nombray.com

Le service permet de créer un profil en ligne et d’acheter un nom de domaine qui pointe vers ce profil. Vous pouvez utiliser le service pour cela mais la valeur ajoutée du service est ailleurs.

Par rapport aux sites qui vendent des noms de domaine, Nombray vous permet de trouver des noms de domaine qui combinent votre prénom et votre nom séparément. Pour “Pierre Dupont” par exemple, il vous proposera : pierredupont.com , pierre-dupont.com, dupont-pierre.com, dupontpierre.com ou pdupont.com. Vous aurez des options sur .com  mais aussi sur .net, .name,…

C’est en testant le service que j’ai découvert qu’on avait volé mon identité sur Internet. J’ai acheté  www.olivier-zara.com et olivierzara.com mais Nombray m’a signalé l’achat de 4 noms de domaine par une autre personne :  zara-olivier.com, zaraolivier.com, zara-olivier.net et zaraolivier.net. Cliquez pour agrandir l’image qui correspond aux 4 copies d’écran pour les 4 noms de domaines achetés par elle :

Plusieurs services permettent de connaître le nom du propriétaire d’un nom de domaine comme par exemple http://whois.domaintools.com (mon préféré !).

Mais au-delà de la délinquance numérique, le service est intéressant vis-à-vis de vos homonymes.

Voici quelques conseils :

– Regardez quels sont les noms de domaine achetés par vos homonymes, Nombray vous proposera des alternatives intéressantes car il combine uniquement votre prénom et votre nom.

– Si vous avez beaucoup d’homonymes et que la plupart des noms de domaine intéressants sont pris, faites comme mon parasite, inverser le prénom et le nom : nom-prenom.com. Pour un moteur de recherche, nom-prenom.com ou prenom-nom.com c’est la même chose en termes de qualité de référencement.

– Si vous avez une certaine notoriété et que vous êtes à risque pour le vol d’identité, en particulier via vos compétiteurs, faites un contrôle de temps en temps. Contactez un huissier pour faire un constat si un margoulin fait le malin (elle était facile !).

Votre pseudo fait partie de votre identité. Il faut aussi contrôler qui utilise les mêmes pseudos que vous : s’agit-il d’un délinquant numérique ou d’un homonyme ? La réponse se trouve sur :

http://namechk.com

Tapez dans Namechk votre pseudo ou des variantes (prénomnom, prénom.nom, pnom,…).

En complément sur la délinquance numérique :

1. Le délinquant numérique qui a volé mon identité en achetant 4 noms de domaines avec mon prénom et mon nom a aussi volé l’identité de mon livre. Ce qui permet d’identifier un livre par rapport à un autre n’est pas son contenu mais son titre. Le délinquant a donc utilisé l’identité de mon livre pour publier du contenu sur youtube, slideshare, Lepost, Vodpod, Cozop… Voici quelques copies d’écran (cliquez sur l’image pour agrandir) :

SlideShare

Youtube

Référencement dans google Slideshare

Référencement dans google Youtube

L’objectif est simple. Lorsque l’on cherche mon livre “Réussir sa carrière grâce au Personal Branding” dans un moteur de recherche, cela redirige le trafic vers son site et son contenu. Parfois le titre est repris intégralement comme sur slideshare, parfois quelques mots sont rajoutés au milieu mais personne n’est dupe sur l’intention malveillante étant donné que tous les mots du titre sont indexés. Reprendre 100% des mots du titre de mon livre et en rajouter 2 ou 3 de plus est cependant une très bonne stratégie vis-à-vis de la loi puisqu’on s’écarte du plagiat. Il y a donc un vide juridique pour faire condamner ce genre de ruse. Après le vol de mon identité, le vol de l’identité de mon livre est une suite logique (j’ai fait constaté le vol par un huissier – chaque copie d’écran a été faite par un huissier, j’ai rajouté les flèches !).

2. Il y a plusieurs exemples de personnes dont le prénom et le nom ont été achetés par des compétiteurs dans Google Adwords. Vous tapez “Pierre Dupont” dans Google et vous voyez apparaître dans les liens commerciaux une publicité d’un concurrent de Pierre Dupont. Le parasite a simplement acheté le prénom et le nom de son compétiteur dans Google Adwords. L’avantage est que cela laisse moins de traces que l’achat d’un nom de domaine qui met sur la place publique le nom du margoulin et même son adresse. Un des membres fondateurs d’Authentys, société francophone du Personal Branding, en a été victime (C’est pas moi ! Il faut savoir partager les bonnes choses).

Pour ce genre de pratique, il y a déjà une jurisprudence et des condamnations pour parasitisme. Mais même sans jugement, il ne faut jamais oublier qu’Internet est un espace de transparence radicale qui peut très rapidement ruiner votre réputation en particulier quand vous truquez vos CVs. Les exemples de recruteurs ayant trouvé des informations contradictoires sur un candidat ne manquent pas.

En résumé, votre vie numérique, vos actions sur Internet se font sur la place publique. Votre profil Linkedin est sur la place publique, votre CV en ligne aussi, tout ce que vous écrivez sur Facebook est public puisqu’on peut copier coller le texte et les images pour les republier ailleurs. Alors si l’envie, la jalousie, la convoitise vous pousse vers le cybersquatting, le parasitisme, le vol d’identité ou de contenu (les cas sont si nombreux), il faut bien prendre conscience que tout ce que vous faites, vous le faites sur la place publique et que chacun est en mesure d’évaluer vos comportements sans avoir besoin de passer par la lecture d’un jugement du Tribunal.

Il est par ailleurs très important de comprendre que la diffamation consiste à divulguer des faits qui sont faux et qui portent atteinte à l’honneur et à la considération d’une personne. Le principe de responsabilité veut qu’on assume ses actions et qu’ensuite on en tire toutes les conséquences. L’inverse, c’est l’irresponsabilité.

Si vous avez d’autres services à suggérer ou des conseils à donner, c’est le moment de les partager dans les commentaires !

Mise à jour du 13 septembre 2009

Il y a eu beaucoup de commentaires sur ce billet et encore plus sur celui publié dans le blog de Brent que je vous invite à lire ! Je reprends ici le commentaire que j’ai publié le 9 septembre pour faire une synthèse des commentaires de ce billet.

Ce billet permet finalement d’illustrer l’importance de l’éthique … en particulier sur Internet. Ce n’était pas l’objectif initial de ce billet mais c’est finalement le plus important. La transparence radicale sur Internet signifie qu’on ne peut pas faire ses petites affaires discrètement. Quand vous truandez sur la place publique, tout le monde vous voit.

Éthique ? Où est la frontière entre ce qui est honnête et ce qui est malhonnête ? D’expérience, je sais que personne ne met cette frontière au même endroit pour des questions de personnalité et de culture. Les lois essayent aussi d’établir cette frontière qui, comme chacun sait, varie selon les pays.

Quand une personne qui s’intéresse au Personal Branding utilise mon prénom, mon nom et le titre de mon livre pour se faire connaître, créer la confusion dans l’esprit des gens entre son contenu et le mien, entre sa personne et la mienne, j’estime qu’elle a franchi la frontière. Mais, je comprends très bien qu’elle considère comme ceux qui la soutiennent que ce vol est insignifiant, normal, pas si grave, premier arrivé premier servi, “on va pas en faire un plat”,…

Personne n’a raison ou tort dans l’absolu puisque chacun est libre est de mettre la frontière où il veut : c’est sa liberté, c’est sa propre éthique. Avec ce billet, j’ai eu la possibilité de rendre publique ma propre frontière. Peu m’importe ceux qui font le même choix que moi et ceux qui en font un autre : c’est mon choix, c’est mon éthique. Il se trouve que les lois françaises sont alignées sur mon éthique mais dans d’autres pays, cela pourrait ne pas être le cas. Au Canada, la liberté d’expression est un droit. En Corée du Nord, c’est un crime !

Mon éthique est liée à ma personnalité, à mes valeurs donc à ma culture. En fait, si on met de côté la dimension juridique de ce billet, je suis dans un profond conflit de valeurs avec cette personne (problème d’interculturalité). Or, pour ceux qui ont lu mon livre sur le management de l’intelligence collective, vous savez qu’il est possible de sortir d’un conflit d’idées (avec des arguments, des idées, une discussion) mais on ne sort jamais d’un conflit de valeurs (car personne n’est prêt à changer de culture !).

J’attends avec impatience de pouvoir supprimer son nom et les copies d’écran de mon billet. Ce sera possible dès qu’elle aura rendu les 4 noms de domaine au public pour que mes homonymes puissent les acheter et dès qu’elle cessera d’utiliser le titre de mon livre pour référencer son contenu sous forme de plagiat ou en utilisant 100% des mots du titre.

Mise à jour du 22 juillet 2010

Un excellent billet de Jérôme Bondu, un expert connu et reconnu en intelligence économique et réputation numérique, qui présente cette affaire sous la forme d’une étude de cas sur le vol d’identité numérique. Il pose implicitement cette question : comment peut-on se prétendre expert en identité numérique quand on vole l’identité numérique d’une autre personne ? Comment peut-on donner des leçons en réputation numérique quand on n’est pas capable de gérer sa propre réputation ? Un an après le début de cette affaire, je trouve finalement cette histoire à la fois drôle et pathétique.

Et on continue sur le même registre avec Viadeo qui se rajoute 16 millions d’utilisateurs fictifs à une base de 8,5 millions. La suite sur ce billet…

Author: Olivier Zara

www.olivier-zara.com

26 thoughts on “Faire face aux délinquants numériques”

  1. Mais le délinquant numérique peut-il vraiment utiliser ton nom complet inversé et en faire un site ?

    Il me semble que si le site n’existe pas autrement qu’avec un simple forward cela n’a guère d’intérêt pour le moteur de recherche non ?

    Qu’est-ce que les résultats donnent actuellement pour toi ?

    1. Un délinquant numérique peut faire un site à partir du moment où il est propriétaire du nom de domaine (il peut installer ses fichiers pour faire un vrai site ou faire un redirect vers un de ses sites ou vers un contenu qu’il a publié sur un site tiers comme slideshare ou youtube).

      Ensuite, le délinquant numérique doit mettre un peu de contenu avec ton prénom et ton nom, des mots-clés en lien avec ton expertise.

  2. D’un mal peut naître un bien. Cette mésaventure t’a au moins permis de creuser le sujet et de nous faire partager ta réflexion. Le plus attristant dans cette histoire est que la personne qui t’a volé ton nom – c’est très simple d’aller vérifier – en fait des tonnes et prétend donner des leçons aux autres en matière de personal branding et d’éthique. La piraterie n’est pas morte et c’est bien que la profession puisse s’organiser pour dénoncer ce genre de comportement.

    1. On dit que les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés… maintenant on pourra dire qu’il y a des “experts” en identité numérique qui vole l’identité de leurs compétiteurs aux fins de parasitisme.

  3. Le vol d’identité et le cybersquatting constituent effectivement des aspects de la délinquance numérique que je définis de façon plus large puisque selon moi elle englobe tout ce qui touche à l’entrave à la sécurité numérique : vers et virus, phishing, spam, spamdexing, déni de service, spyware, défaçage, etc. La liste est longue. Après il est vrai que l’on peut distinguer deux types de délinquance, celle qui est ciblée contre une organisation ou une personne pour lui causer préjudice (le vol d’identité en fait partie et elle est importante dans le cadre du Personal Branding) et celle qui est aveugle et qui peut chercher à gagner de l’argent, effacer, copier des données, les rendre indisponible ou les modifier, etc.

    Merci Olivier pour ce billet en tout cas.

  4. Article à la fois intéressant et troublant, en effet si tous ces éléments sont avérés et AMHA sans réaction de l’intéressée cela ne peut que renforcer cette hypothèse c’est une question sur les limites du PB que pose cet article.

    Cela me donne envie d’en faire un billet et permettre une discussion, un débat en terrain plus neutre!

      1. Bonjour Olivier,

        Vous faites écho, à juste titre, de la manoeuvre dont vous avez été victime, mais je me demande également si le fait de vouloir fédérer les professionnels du Personal Branding au sein d’une société (Authentys, société francophone du Personal Branding) n’aura pas pour effet collatéral de doper votre e-réputation personnelle sur le web, et peut-être d’induire également chez l’internaute l’impression que Authentys est le représentant unique et légal du Personal Branding dans le monde francophone.
        Je crains qu’une tentative de fédération n’ait comme désavantage d’écarter des personnes travaillant dans ce domaine et qui – pour l’une ou l’autre raison – ne conviendraient pas à l’association ou ne souhaiteraient pas se conformer à un futur règlement intérieur.
        J’en parle librement puisque je ne suis pas professionnelle du domaine et n’ai donc aucun intérêt personnel à intervenir dans le débat.
        Et ma remarque ne met nullement en cause votre déontologie professionnelle ou vos compétences, ainsi que celles des futurs partenaires du projet.
        Cordialement.

        1. Bonjour Caroline,

          Le Personal Branding est un domaine émergent en France comme l’a été le coaching en son temps. Authentys est la première association mais pas la dernière puisqu’il y a déjà une autre association sur les rails via Béatrice Cuvelier (je préfère qu’elle l’annonce elle-même et lui ait déjà proposé de l’annoncer sur mon blog). Ces associations vont représenter différentes sensibilités et personnalités mais partageront une même vision de ce qu’est le Personal Branding et de ce qu’il n’est pas.

          Authentys est donc une association parmi d’autres à venir puisque chacun est libre de créer sa propre association.

          Merci pour votre remarque, n’hésitez pas si vous en avez d’autres 😉

  5. Comme le dit David, il s’agit de cybersquatting.

    Voici le début de l’article de Wikipédia qui décrit la pratique :

    “Le cybersquattage, plus couramment désigné par l’anglicisme cybersquatting, est une pratique consistant à enregistrer un nom de domaine correspondant à une marque, avec l’intention de le revendre ensuite à l’ayant-droit, ou d’altérer sa visibilité. Certaines lois locales considèrent cela comme une extorsion et/ou du parasitage.”

  6. L’article est intéressant.

    Je ne peux cependant pas m’empêcher de corriger un point.
    Si certain whois, permettent de savoir qui est le propriétaire d’un domaine, certain registar permettent de masquer les information sur le propriétaire(leaseweb et godaddy par exemple). Il ne vous est donc pas possible de savoir qui ce cache derriere le nom de domaine. Et dans le cas de leaseweb, il ne fournissent pas non plus d’information a la justice française.
    Du coup, toute condamnation devient difficile.

    Idem pour le nom de domaine dans mon adresse email. Je vous mets au défi de connaitre mon prénom avec un whois.(oui l’adresse email est un peu farfelue mais elle est réelle !).

    Pour ce qui est du point sur la transparence radical d’internet, encore une fois je ne suis pas d’accord. Il est très facile de contrôler ce qu’il y est visible. Même en ayant un compte facebook.

  7. Bonjour Olivier,

    Tu sais bien que les internautes ne sont pas dupes, et que tôt ou tard, ils sauront distinguer le vrai du faux. Personnellement, avec ce type de personnes, j’utilise le terme “zexpert” 🙂 puisque dès qu’on se revendique et/ou auto-proclame “expert”, on est déchu de ce “titre” 😉
    Bien à toi
    Ps : laisse le temps faire ce qu’il a à faire, t’as fait le nécessaire maintenant 😉

  8. Bonjour Olivier,

    A lire votre billet, je reste choquée par ce genre d’agissements, c’est très grave et il faut que vous fassiez tout pour que cette personne arrête au moins de profiter de votre notoriété. En d’autres termes, si par voie légale, vous pouvez suspendre les autres nom de domaines…

    J’espère que cette mésaventure n’a pas été d’une grande perte. Pour info, cette personne “parazite” est présente sur viadeo, il faut faire quelque chose, non ?

    Bref, je reste outrée mais que veut-on ? C’est ça le Web 2.0, on est passionné par ses bons côtés mais comme partout, il y a aussi des inconvénients !!!

    En tout cas, longue vie à votre expertise et à votre blog 🙂

  9. Remettons les choses au point.
    L’achat des noms de domaines suit la règle du premier arrivé, premier servi. Une identité c’est autre chose qu’un enregistrement d’acte dépendant de juridictions locales. Une identification su’elle se rapporte à un être humain ou à objet comme une pièce détachée doit être unique, globale (au moins sur notre planète). Les controverses viennent des différentes interprétations locales de la notion d’usurpation qui est très vague. Autrefois on se battait en achetant des marques et les termes voisins pour éviter les confusions. Difficile pour une personne portant un patronyme tel que Martin, Guillaume de revendiquer son nom décliné en domaine. Mon patronyme est RABEUF, j’ai acquis le nom de domaine rabeuf.fr, à ce domaine est associé un certificat qui permet l’authentification de manière non ambigüe. Je ne peut pas partager ce certificat, celui-ci est ma signature garantie par un tiers de confiance. j’ai découvert que ce patronyme était plus porté en Amérique du nord qu’en France, je ne lèse pas un canadien qui pourrait prendre rabeuf.cn ou un californien qui prendrait rabeuf.ca. J’ai un email dominique@rabeuf.fr (cet email jette tout email non présent dans une liste que je gère), c’est très pratique d’autant plus que je gère le serveur de messagerie moi-même. Utiliser la ressemblance on voit cela tous les jours dans les super marchés avec COCA TRUC. Vous conviendrez que l’effet marque commence à se tasser, le consommateur devient de moins en moins idiot au fur et à mesure dela diminution de ses moyens et de la présence d’excellents forums qui tiennent la dragée haute à de vielles revues payantes. Déposer un phase comme “réussir ses vacances grâce à mon guide” est très difficile à protéger de toute usurpation virtuelle ou réelle. Les noms de domaines peuvent être non renseignée, c’est la règle. Leur propriétaire est protégé de toute velléité de coutume judiciaire locale. Seule une procédure très lourde du type enquête par le tribunal international pénal ou Interpol peut obliger le dépositaire à révéler qui détient le nom de domaine. Le Web est neutre, il n’a pas à se soucier des lois de chaque état. Imaginez que vous soyez extradé par votre pays la France vers la Birmanie parce que vous vous êtes insurgé contre des pratiques que vous n’approuvez pas.

  10. C’est un peu ce qu’avaient imaginé des juges australiens dès le début de ce siècle. L’administration des services Internet est neutre, le contrôle est assuré par une nébuleuse parfaitement organisée comprenant des individus qui échangent rarement entre-eux, la plupart évitent de se connaître. L’organisation TOR est un exemple de services neutres, aussi bien pour les particuliers, les services secrets de tous pays, les reporters sans frontières, les gangsters internationaux, et oh surprise cette organisation est d”utilité publique aux Etats Unis, soutenue par Google et Microsoft et bien d’autres dont la plupart ne peuvent se permettre d’être non anonyme. Des noms de domaine j’en détient un paquet comme la-taxe-carbone-est-une-ordure. Je détiens des adresses IP localisées en France, Grande Bretagne, Belgique et Pays Bas. Cela m’évite d’aller scruter toutes les cinq minutes si un malotru a écrit un petit caca insultant une personnalité irascible. Les plaintes ridicules se multiplient, elles coûtent très cher aux autorités judiciaire que les fournisseurs d’accès font payer pour révéler une adresse IP qui ne mène nulle part. Voyez le site TOR, il est fait pour tout le monde, disponible en de nombreuses langues. Voyez aussi iranrevolution/whyweprotest.org, ce site est une mine de renseignements traduits dans de nombreux langages, vous pouvez y poser des questions si vous ne trouver pas de réponse à un problème de sécurité, de protection de vie privée, de censure abusive. Ce site est à la mémoire de la jeune femme assassinée en Iran NEDA. Regardez qui possède les domaines autour de la mouvance nedanet.org, vous serez surpris nedanet.org/esr.ibiblio.org/?p=1096. De puissants réseaux mondiaux ont rendu plus de services aux iraniens que l’ensemble de tous les états du monde. Même chose pour les chinois, et pour le Honduras aussi. Votre liberté est mieux défendue par wikileaks.org que par n’importe quelle association. Vous pouvez participer rien qu’en faisant connaître TOR autour de vous, voyez comment aider, cela est documenté. Vous pouvez me contacter mail en email crypté seulement (c’est pour vous, pas pour moi) sur drabeuf@gmail.com. Je réponds à toute bonne question non triviale, mais pas forcément illico.
    Voir aussi P3P, politique de protection de la vie privée et du respect de la propriété d’autrui (http://www.w3.org/P3P/). La définition et normalisation des services Internet est très précise et publique.
    A bientôt

    1. Merci Dominique pour ces précisions juridiques ! Si je fais la synthèse des commentaires de ce billet, nous sommes moins dans une logique juridique et administrative que dans une logique d’éthique.

      Où est la frontière entre ce qui est honnête et ce qui est malhonnête ? D’expérience, je sais que personne ne met cette frontière au même endroit pour des questions de personnalité et de culture. Les lois essayent aussi d’établir cette frontière qui, comme chacun sait, varie selon les pays.

      Quand une personne qui s’intéresse au Personal Branding utilise mon prénom, mon nom et le titre de mon livre pour se faire connaître, créer la confusion dans l’esprit des gens entre son contenu et le mien, entre sa personne et la mienne, j’estime qu’elle a franchi la frontière. Mais, je comprends très bien qu’elle considère comme ceux qui la soutiennent que ce vol est insignifiant, normal, pas si grave, premier arrivé premier servi, “on va pas en faire un plat”,…

      Personne n’a raison ou tort dans l’absolu puisque chacun est libre est de mettre la frontière où il veut : c’est sa liberté. Avec ce billet, j’ai eu la possibilité de rendre publique ma propre frontière. Peu m’importe ceux qui font le même choix que moi et ceux qui en font un autre : c’est mon choix.

      Ce choix est guidé par ma personnalité, par mes valeurs donc ma culture. D’une certaine manière, si on met de côté la dimension juridique et administrative, je suis dans un profond conflit de valeurs avec cette personne (problème d’interculturalité). Or, pour ceux qui ont lu mon livre sur le management de l’intelligence collective, vous savez qu’il est possible de sortir d’un conflit d’idées (avec des arguments) mais on ne sort jamais d’un conflit de valeurs (car personne n’est prêt à changer de culture !).

  11. Les noms de domaines comportant vos nom et prénoms ont bien été enregistrés par un tiers dont l’identité est connue. La jurisprudence concernant l’usurpation d’identité est assez complexe. La personne qui a déposé ces noms de domaine agit comme tout pecus vulgum persuadé que son interprétation des usages prévaut sur l’esprit des lois. Vous avez en commun avec votre adversaire une prédilection pour ce que l’on nomme les gestion des ressources humaines en entreprise. Depuis plusieurs années j’ai côtoyé et côtoie toujours.des personnes dont c’est le métier. Dans tous les métiers il y a des enseignements, des pratiques, des méthodes différentes. Le marketing d’une boîte à une autre n’est pas tout à fait pratiqué de la même manière. La fonction RH m’a laissé perplexe, j’ai eu pas mal de débats, polémiques, controverses avec différents collègues de métiers connexes ou non au mien, je n’ai jamais pu dépasser le seuil élémentaire de la coexistence réaliste fondés sur un rationnel comparable à ceux des couples qui restent ensemble à cause des gosses. J’ai pratiqué professionnellement l’éducationale, un groupe industriel, puis des petites structures en tant que gérant ou directeur d’établissements. Un de mes meilleurs souvenirs et la longue négociation formelle de mon licenciement avec ma collègue DRH, elle m’avait offert un peu plus que la moyenne et j’avais obtenu des promotions et des augmentations de salaires pour des personnes qui travaillaient avec moi. J’avais promis que j’annoncerais mon départ que quels avant celui-ci, je n’ai pas dérogé. La secrétaire qui me supportait moi est mes chers subordonnés n’a commis aucune indiscrétion.
    Je n’ai pas pas échappé au pot de départ qui avait été organisé contre mon gré. Mon départ n’était qu’un dégât collatéral mineur d’une grande réorganisation. je suis parti avec 4 000 actions en 1997, je les ai vendues en 2000, depuis le cours a été divisé par plus de 50. Le chiffre d’affaires de la division devenue filiale en 2000 est inférieur aujourd’hui à celui de 1997 (environ 15 M€ – A l’époque mes services dégageaient 25 MF de revenus, ce n’était qu’un début car une boîte de logiciel vit avec ses revenus de support qui s’accroissent avec le temps. Mais il fallait obéir à des impératifs administratifs décidés par les hautes autorités.

    1. Je partage ton avis !

      Effectivement, l’objectif théorique est que les lois = la justice = l’équité. Et chacun sait à la lecture des jugements que la justice n’est pas toujours équitable par la faute des lois (inadaptées ou inexistantes comme sur les tests ADN par exemple) ou de l’interprétation des juges (qui représentent une certaine vision des valeurs de la société).

      Est-ce qu’acheter un nom de domaine avec le prénom et le nom d’un concurrent relève de l’usurpation d’identité, du cybersquatting, de la concurrence déloyale, du parasitisme, de la tentative d’extorsion ou d’autres choses moins juridiques comme la jalousie, l’égocentrisme, l’histrionisme (aussi appelé l’hystérie), la convoitise, la mythomanie,… ?

      Que dit la loi ? Que dit la jurisprudence ? Quelle différence entre le Canada où je vis et la France ?

      Il est bien connu que les lois évoluent beaucoup plus lentement que la société et en encore plus lentement que les nouveaux usages liés aux technologies. Il faudra un certain temps pour que des lois ou une jurisprudence recensent ces nouveaux usages et les classent entre délits, crimes puis établissent des peines.

      Heureusement, Internet est un espace publique de transparence radicale dans lequel la régulation par le collectif peut aider les délinquants numériques à rentrer dans le droit chemin sans passer par la case judiciaire aux frais du contribuable français et au préjudice de celui qui est attaqué par une personne à 5000km de son domicile.

      Point positif de cette histoire, cela m’a donné envie de faire des recherches sur les liens entre Personal Branding et différents troubles de la personnalité dont en particulier :
      – Histrionisme : http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_la_personnalité_histrionique
      – Égocentrisme : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89gocentrisme
      Un billet à suivre… en fin d’année !

  12. J’arrive après la bataille et ne souhaiterait pas remettre de l’eau sur le feu mais puisque vous posez encore des questions dans votre dernière réponse… 😉

    Bravo à votre proposition de conciliation très positive (“J’attends avec impatience de pouvoir supprimer son nom et les copies d’écran de mon billet.”).

    En revanche, je suis un peu perplexe face au relativisme quand vous écrivez : “chacun est libre est de mettre la frontière où il veut : c’est sa liberté, c’est sa propre éthique.” tout en soulignant l’importance de l’éthique. S’il y en a autant que d’individus, laquelle a plus de valeur qu’une autre ?

    Comme vous le remarquez, la justice n’est pas toujours équitable et diffère selon les pays. Il n’y a donc pas de repère unique.

    Sans aller jusqu’à parler de morale (il faudrait pourtant), peut-être faudrait-il remettre au goût du jour…….. la Netiquette ? 😉

  13. Toute morale est par construction inconsistante. On ne peut éprouver que de la méfiance vis à vis de toute forme de justice. Les juges méritent le respect qu’on accorde à un chien potentiellement dangereux. Homo Sapiens est épris de morale et de justice comme Nicolas Sarkozy, mais tous les humains ne bénéficient pas de l’immunité. Voulez vous aussi que je vous relate l’histoire de l’évêque qui se trouvait dans un véhicule protégé par une immatriculation de corps diplomatique ? Tous les grands criminels ont une immunité diplomatique. ONU est bourré de fonctionnaires tartuffes qui ne pensent qu’à leur confort.

  14. Intéressant de lire quelques années après votre mésaventure. Le business autour de la e-réputation a commencé à émerger en France il y quelques années avec sa brochette de papes autoproclamés du web parisien. Attirée par les lampions de ce milieu je me suis aventuré dans quelques manifestations parisiennes, j’ai pu y croisé alors votre détourneuse. Lassée par cet univers creux, j’ai très vité déserté.
    A la lecture de votre article je réalise que mes impressions étaient les bonnes et que ce petit monde n’était pas le miens.
    Pour en revenir à l’objet de votre article, quel dommage, , il aurait été tellement profitable de vous contacter, d’échanger avec vous, voir même de vous citer, plutôt que d’avoir usé de tels artifices afin de de “pomper ” de l’audience.
    Quelle triste image, on finit par donner en voulant absolument être ” LE blog de” , en sombrant dans le didactique figé plutôt que de grandir par l’échange.

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