Revue TELECOM : Web 2.0, opportunités pour l’entreprise

La revue Télécom éditée par l’association Telecom Paristech Alumni a consacré son numéro 156 au Web 2.0 : Web 2.0, opportunités pour l’entreprise avec un éditorial de Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat à la prospective et à l’économie numérique

Vous trouverez dans cette revue ma contribution sur le Personal Branding : Le Personal Branding, enjeu pour assurer son employabilité et sa visibilité auprès des entreprises

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Parmi les contributeurs de la revue :

Introduction

  • Edito de Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat à la prospective et à l’économie numérique
  • L’Europe est la mieux placée pour lancer la nouvelle vague de l’économie numérique et pour conduire la transition vers le Web 3.0, Viviane Reding, Commissaire européen,
  • Comment va l’Internet ?, Louis Pouzin,
  • Les entreprises commencent à adopter massivement les nouveaux usages du Web 2.0, Didier Krainc, DG IDC France,

Partie technique

  • Web 2.0 : définition et concepts fondamentaux, David Fayon, auteur de “Web 2.0 et au-delà” et “Facebook, Twitter et les autres…”,
  • Améliorer la compétitivité avec une meilleure collaboration et un meilleur partage des connaissances à l’aide d’un wiki, Emilie Ogez, Responsable Marketing et Communication chez XWiki,
  • Wikipédia et ses usages collaboratifs, Florence Devouard, anciennement présidente de la fondation Wikimedia qui héberge Wikipédia,
  • Changer les modes de travail de plus d’un milliard de personnes ! Bureautique 2.0 : de la bureautique individuelle à la “Participatique”, Louis Naugès, président fondateur de Revevol,

Partie usages

  • Réseaux sociaux et usages gagnants, Jean-François Ruiz, co-fondateur de PowerOn,
  • Le droit des marques contre l’identité numérique ? L’exemple par le nom de domaine, Olivier Itéanu, avocat à la Cour spécialisé dans les questions du numérique et auteur de “L’identité numérique en question”,
  • Les nouveaux risques juridiques liés au Web 2.0, Eric Barbry, Directeur du pôle “droit du numérique” dans le cabinet Alain Bensoussan,
  • Le cloud computing et la sécurité, Eran Feigenbaum, Directeur de la sécurité pour Google Apps,
  • Le rôle de la CNIL dans le monde 2.0, Gwendal Le Grand, chef de service à la CNIL,
  • Web 2.0 et Cloud Computing d’Entreprise pour améliorer la relation client, Vincent Delamarre et Jean-Louis Baffier, Responsable commercial du secteur high-tech et manufacturing et Directeur de l’avant-vente pour la zone Sud-EMEA chez Salesforce
  • Web 2.0 et Innovation : quels impératifs stratégiques pour l’entreprise ?, Mickaël Salaun et Rui Teixeira Guerra, fondateur d’e-Folia et Directeur associé d’Enovatium,
  • Le nouvel âge sociologique du Web : Quatre pistes pour de prochaines synergies entre ingénieurs et sciences sociales, Nicolas Auray, maître de conférence en sociologie à Télécom ParisTech,
  • Le Personal Branding, enjeu pour assurer son employabilité et sa visibilité auprès des entreprises, Olivier Zara, expert de l’identité et de la réputation numérique et auteur de “Réussir sa carrière grâce au Personal branding”,
  • Scaling a social networking website : LinkedIn use case, Yann Pujante, LinkedIn,

Partie projets développements futurs

  • Univers virtuels et Web 3D, l’après Second Life, Xavier Marvaldi, P-DG fondateur de Yoowalk,
  • Gestion de données dans les réseaux sociaux, Tatel Abdessalem et Pierre Senellart, maître de conférence en informatique à Télécom ParisTech,
  • Premiers enseignements tirés de l’usage interne des outils de réseaux sociaux chez Orange, Jeanne Damay, responsable de projets Knowledge management chez Orange Labs,
  • L’open source, les communautés de développement et les liens entre Web 2.0 et logiciel libre, Dominique Dardel, Agitateur Web coopératif,
  • Le projet “TIOSAFE : Intelligence économique 2.0”, Maurice Gagnaire et Jean-Paul Smets, Professeur au département informatique à Télécom ParisTech et P-DG de Nexed i,
  • Utilisez la puissance des outils collaboratifs en ligne pour optimiser vos processus, Frédéric Chavinier et Christophe Claude, Manager au sein du groupe de conseil ICME et chef de produits au sein du groupe PeterPays AG,
  • Table ronde 2.0 : article collaboratif avec Emilie Ogez, Ludovic Dubost, David Fayon, Jean-Paul Figer, Louis-Aimé de Fouquières, Philippe Hilsz, Xavier Marvaldi, Jean-Claude Morand, Louis Naugès, Joël de Rosnay et Hubert Ségot,
  • Entretien avec Jérémie Bourdoncle, start-up Hedera Technology,
  • Le projet MyPresenting Avatar, Catherine Pelachaud.

Cette revue n’est pas disponible au format électronique mais elle peut être commandée en envoyant un chèque de 11 euros (franco de port) à Revue Télécom, 46 rue Barrault, 75 013 Paris. Chèque à libeller à l’ordre de l’AIST.

Merci à David Fayon qui m’a proposé de contribuer à cette édition !

Interview de Yann Gourvennec sur sa vision des médias sociaux

Bonjour Yann, pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

Je travaille pour Orange Business Services. C’est l’entité d’Orange dédiée au business-to-business, c’est-à-dire les ventes de services et de produits de réseaux et télécommunication aux entreprises dans le monde entier. Nous sommes présents dans 166 pays directement, mais nos activités s’exercent dans 220 pays et territoires.

Au sein de cette entité, je m’occupe de gérer les sites Web. Il y en a environ une soixantaine auxquels il faut ajouter les médias sociaux : blogs, Twitter, Facebook et surtout LinkedIn / Viadeo (car nous sommes en B2B).

2. Peux-tu nous donner ta définition des médias sociaux ? Quelle différence avec les réseaux sociaux ?

Les médias sociaux sont un nom un peu barbare qui a été inventé (on ne sait plus bien par qui d’ailleurs) vers la fin de l’année 2008 afin de remplacer le vocable un peu éculé de Web 2.0. Il s’agit en quelques mots du Web collaboratif dans son ensemble. Mais, ce n’est pas seulement une question d’outils, de logiciels ou de services, c’est aussi et surtout un état d’esprit, une véritable philosophie du Web et de l’intelligence collective.

Ce terme est critiquable car il donne l’impression que le Web est un médium/média or ce n’est pas tout à fait vrai. C’est plutôt un support car les médias peuvent être inventés ou réinventés sur ce support. Quant au qualificatif de social, il est aussi de nature à induire en erreur du fait de sa polysémie. Mais, il faut bien appeler ce phénomène d’une manière ou d’une autre afin que les gens retiennent le concept et se l’approprient. Alors, pourquoi pas médias sociaux ? En fait, on pourrait appeler aussi cela Web 3.0, 4.0, 6.0,… Le plus important, ce n’est pas la terminologie mais ce que nous faisons avec ce Web collaboratif, ces échanges en ligne.

Les réseaux sociaux font partie des médias sociaux, c’est un sous-ensemble des médias sociaux. Ils permettent de faire fonctionner le Web collaboratif. Les plus importants sont LinkedIn à l’international et Viadeo principalement en France (et aussi un peu aux États-Unis depuis qu’ils ont racheté Unyk). Il y a aussi Xing dans le monde germanophone et en Chine.

3. Depuis combien de temps utilises-tu les médias sociaux ? Pourquoi et comment ?

J’utilise les médias sociaux à titre personnel depuis environ 5 ans, c’est-à-dire avant qu’on appelle ça des médias sociaux ! Mais j’utilise Internet de cette façon depuis le début, c’est-à-dire 1995. Les outils ont changé, mais pas l’esprit d’Internet. Les pionniers de l’Internet le savent tous. Une véritable révolution de l’information, de la communication et du marketing a déjà eu lieu il y a bien longtemps, mais aujourd’hui, elle s’ouvre au plus grand nombre avec tout ce que cela peut comporter d’opportunités et de risques d’ailleurs.

Ma motivation n’est pas matérialiste ou orientée vers la recherche d’emploi. D’ailleurs, j’ai toujours créé ma « fonction », c’est pour cela que je me décris comme un intrapreneur. D’après moi, les médias sociaux sont un moyen de valoriser des contenus, de partager de la connaissance et d’échanger avec mes pairs. Je suis un insatiable créateur, je ne cesse d’innover depuis plus de 20 ans que je travaille, et l’Internet est une formidable ardoise magique qui permet d’écrire, de réécrire, d’effacer, de recommencer inlassablement. Cette richesse est fantastique et la valeur est dans ce partage, dans la connaissance qui se crée, et le plaisir de pouvoir échanger avec le plus grand nombre dans le monde entier sur les sujets qui me passionnent, y compris la peinture qui est ma passion.

J’échange avec des professionnels et aussi avec mes élèves car je suis également professeur vacataire à l’université de Paris-Dauphine, et à l’Ecole Supérieure de Gestion de Paris en MBA e-business, et l’an prochain également à HEC.

Le goût de l’écriture est également un moteur car j’adore écrire, dans ma langue maternelle mais également dans ma langue d’adoption qu’est l’Anglais, et j’ai la chance de pouvoir écrire pour un journal Internet anglais (Bnet.co.uk), c’était mon rêve !

4. Qu’on soit une entreprise ou un individu, comment échouer dans les médias sociaux ? As-tu des exemples de mauvaises pratiques ? Veux-tu partager ta plus grosse boulette ?

J’observe – hélas – beaucoup de mauvaises pratiques dans les entreprises ou chez les individus. D’une certaine façon, ces pratiques se rejoignent car les entreprises utilisent des techniques de réputation en ligne testées et inventées par des individus. Ces mêmes individus travaillent sur des entreprises et sur des marques. Les marques elles-mêmes s’appuient sur des individus. Donc, tout cela fait partie d’une relation complexe qui s’auto-alimente.

Le plus gros danger en 2010, alors que les médias sociaux prennent leur essor et se « normalisent », est que l’on oublie les règles déontologiques du 2.0. Que l’on essaie « d’infiltrer les réseaux sociaux » en donnant des informations sous un faux nom ou d’une façon déguisée. C’est illégal en France et bientôt aux États-Unis mais c’est surtout très maladroit. Sans compter le risque d’avoir une jolie page à la une des journaux qui soulignera la présence en ligne de l’entreprise pour de mauvaises raisons. Les professionnels en entreprise vont devoir être vigilants et didactiques.

Dans la série des mauvaises pratiques, on peut citer également les entreprises qui essaient de sauter dans le train des médias sociaux, notamment Twitter. Il y a une course au nombre de suiveurs (followers) mais peu d’élus aujourd’hui ! Beaucoup d’entreprises ont d’ailleurs raté le train au moment où c’était relativement facile de développer son compte et sa présence. Mais, elles n’ont pas assez travaillé sur leur « whuffie » pour reprendre l’expression de Tara Hunt, c’est-à-dire leur désirabilité sur les médias sociaux. Ces entreprises essaient de rentrer sur Twitter en utilisant des messages de l’ancien temps, qui n’ont aucun intérêt pour leurs interlocuteurs, parce qu’ils ne leur sont pas réservés et qu’ils n’ont aucune valeur ajoutée. Les résultats sont absolument lamentables. Ainsi, on voit de très grandes marques qui, bien qu’ayant des millions de clients, ont seulement 5 suiveurs ! C’est un échec terrible.

Ma plus grosse boulette personnelle a été de suivre trop de personnes trop vite sur Twitter et de m’apercevoir qu’à partir de 2000 personnes suivies, mon compte était bloqué (c’est-à-dire impossible de suivre une personne de plus). Tant pis, cela m’apprendra à vouloir aller trop vite !

5. Inversement, peux-tu partager quelques bonnes pratiques personnelles ou d’Orange Business Services ? Ta plus belle réussite personnelle ou celle d’Orange ?

Pas de fausse modestie ! Je suis très fier de ce que nous avons fait pour Orange Business Services. C’est très difficile pour une marque de se lancer dans les médias sociaux. On pense qu’il suffit de mettre un logo en ligne et que parce que ce logo a une grosse notoriété, les choses vont se passer de même sur Internet. Et bien, c’est exactement l’inverse ! C’est très difficile. Il y a une suspicion naturelle envers les marques qui se mettent sur Internet car les internautes ont peur de la manipulation. Ils sont très vigilants.

Parmi mes plus belles réussites, je citerais la WebTV d’Orange Business Services (http://www.orange-business.tv/ ) qui a réussi en un an à attirer une communauté business-to-business sur des sujets qui pourraient être jugés arides par le vulgum pecus ! Plus de 66 000 diffusions en 1 an, 250 contenus originaux et nous avons passé la barre des 3500 heures de diffusion sur Internet en 2009. C’est un énorme succès. Aujourd’hui, nous revendons cette WebTV à des clients. Si on avait besoin d’un exemple pour montrer que les marques deviennent productrices de contenu, le voici 😉

6. Quel est le niveau de maturité des entreprises françaises et mondiales vis-à-vis des médias sociaux ? Quels sont les pays en avance et ceux en retard ? Quelles sont les entreprises leaders dans les usages ?

L’avance et le retard, c’est dans la tête. J’ai vu des Australiens se plaindre d’être en retard, des Anglais se plaindre aussi, des Allemands se croire en retard, des Américains se plaindre d’être en retard, et bien sûr des Français – qui se plaignent tout le temps – d’être plus en retard que tout le monde. En résumé, tout va bien puisque tout le monde est en retard ! Cependant, il est certain que le développement des médias sociaux dans les entreprises est plus important et plus mature aux États-Unis qu’en France. Mais dans notre pays les médias sociaux se développent bien car la création de contenu généré par l’utilisateur (UGC) est importante. Les utilisateurs français sont désinhibés par rapport à des outils comme les blogs notamment. En Angleterre, il est beaucoup plus difficile de faire bloguer un employé (il en est de même aux États-Unis). Les blogs y sont plus réservés à des experts, les grandes figures. Les gens ordinaires sont très réservés par rapport aux blogs parce qu’ils ont une peur panique de perdre leur emploi. Dans ces pays où on peut licencier facilement, il y a finalement beaucoup moins de liberté de parole par l’auto-censure. En Europe, les deux pays les plus en avance en termes de blogging sont l’Espagne et la France.

Mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. Il faut évangéliser sans cesse. C’est ce que nous faisons avec Hervé Kabla de blogangels.net au travers de l’association Medias Aces que tu as gentiment relayée sur ton blog. Certaines grandes entreprises en avance sur ces usages sont membres de Media Aces comme Ericsson France ou la Société Générale, mais aussi des PME comme le Musée de l’Informatique. Le 16 mars prochain, nous présenterons de nouveaux cas concrets. Pour suivre les activités de notre association en France, voici notre site : http://france.media-aces.org

7. Si tu avais les patrons du CAC 40 en face de toi pour leur parler médias sociaux, quel serait ton message ?

Que ce soient des employés, de futurs blogueurs, des managers, des patrons, je leur dis la même chose : les médias sociaux ne sont qu’un outil parmi tous les outils. Il ne faut pas se laisser éblouir par les modes.

Si votre désir est de vous lancer sur les médias sociaux uniquement parce que tout le monde le fait, alors mon conseil ferme et définitif est de ne surtout pas le faire. Il faut se lancer dans ces initiatives lorsqu’on a véritablement envie de transformer son marketing. S’impliquer dans les médias sociaux…s’impliquer et pas simplement regarder… c’est une démarche marketing et une démarche de management. L’objectif y est de changer fondamentalement et radicalement sa façon de communiquer, mais également de motiver ses employés pour les impliquer dans ce projet.

L’envie de faire mieux doit être le centre de ce projet. Il faut une volonté de fer de changer les choses ; les gens qui sont éblouis par les modes sont en général couverts d’échecs.

8. Le mot de la fin ?

Les médias sociaux sont l’aboutissement d’un long travail des 15 dernières années basé sur la révolution du marketing appelé « Néo-marketing » par Olivier Badot et Bernard Cova. Tous les principes qui sous-tendent les médias sociaux sont liés au changement de responsabilité du marketing et à la transformation de cette discipline en une discipline « responsable », c’est-à-dire responsable envers ses actionnaires, responsable envers ses clients et responsable envers l’environnement.

Comme on dit dans mon pays « War Araog A’tao » : “En avant toujours”… mais pas n’importe comment !

Merci Yann !

War Araog A’tao aussi 😉

Authentys : rendez-vous le 11 février 2010 à Paris !

Quelques nouvelles d’Authentys, société francophone du Personal Branding !

Le jeudi 11 février 2010 de 8h30 à 10h30 à Paris, Authentys convie les professionnels et futurs professionnels du Personal Branding à notre première rencontre de l’année 2010.

Au programme de cette rencontre :

  • Présentation des participants à la façon Elevator Pitch (60 secondes) : identité, marque personnelle
  • Présentation d’Authentys (offre de services, fonctionnement) et Questions / Réponses.
  • Présentation d’une formation certifiante au Personal Branding, baptisée Puissance 4, mise au point par les membres fondateurs d’Authentys.
  • Le quart d’heure de gloire : présentation par 4 membres de leur activité et spécificité dans le domaine du Personal Branding.

Pour le quart d’heure de gloire, nous avons déjà 2 volontaires :

Gérard Ochem nous parlera de Map’UP , un diagnostic qui permet de repérer ses talents et de mettre en évidence son mode d’excellence. L’outil permet de découvrir sa singularité à travers ses logiques d’adaptation, d’évolution et de réussite.

Bernd Hofstetter, l’inventeur de ITSMECARD , viendra nous présenter la carte de visite vidéo qui fait office de signature sur vos mails. Cette idée évidente qui consiste à décliner sa signature sous cette forme n’existe qu’en France.

Pour en savoir plus sur cette rencontre et vous inscrire :

http://www.authentys-personal-branding.com/2010/01/07/rencontre-fevrier-2010-paris/

Gilles Noblet a fait un petit compte-rendu de la rencontre très sympathique du 8 décembre sur son blog. Si vous n’étiez pas là : http://passagedecap.typepad.com

210.000 vols d’identité chaque année en France

Si vous pensez que le vol d’identité, cela n’arrive qu’aux autres (un peu comme les accidents de voiture !), je vous invite à lire ce texte publié par Reuters France :

210.000 vols d’identité chaque année en France

Quelques extraits :

“Ce phénomène coûterait plus de 1.500 euros à chaque victime et serait très mal pris en charge par les autorités”.

“Les usurpations d’identité seraient le plus souvent commises pour tromper les banques, obtenir des aides sociales, un permis de conduire ou la nationalité française”.

“Le Credoc estime que les conséquences du problème sont largement sous-estimées par les autorités”.

Le vol d’identité est un crime en pleine expansion en France. Il touche déjà des millions d’Américains et de Canadiens chaque année. Pour protéger votre identité personnelle, voici deux règles très simples :

  1. règle 1 : ne mettez pas votre adresse personnelle sur des profils publics. Quelqu’un pourrait ensuite vous rendre visite à votre domicile pour fouiller vos poubelles ou votre boîte aux lettres afin d’obtenir les informations qui lui manquent pour voler votre identité. Par contre, vous pouvez donner votre adresse dans le cadre de transactions privées et sécurisées, par exemple pour une livraison via un site de e-commerce (Amazon, Fnac.com) ;
  2. règle 2 : ne mettez pas votre date de naissance ou lieu de naissance sur Internet. Certains services permettent de masquer votre date de naissance sur votre profil public ou de définir qui peut y avoir accès. Mais, il existe toujours un risque de piratage des bases de données ou de votre identifiant/mot de passe. Certains services rendent obligatoire le champ « date de naissance » pour interdire l’accès aux mineurs ou pour permettre à vos amis de vous souhaiter un joyeux anniversaire. Mais en fait, votre date de naissance est surtout intéressante pour pouvoir vous envoyer des publicités ciblées en fonction de votre âge. Si le champ date de naissance est obligatoire, indiquez une date de naissance bidon type 1er janvier 1910 pour être sûr que vos amis comprennent que ce n’est pas votre anniversaire ! De toute façon, vos vrais amis connaissent votre vraie date de naissance.

Il est également préférable de ne pas mentionner vos seconds prénoms. Protéger votre identité personnelle sur Internet, c’est simplement faire preuve de bon sens… numérique !

En ce début d’année, je vous propose une séquence frisson :

http://www.118000.fr

et si affinités : http://www.123people.fr/

Et pour terminer, un message personnel à tous mes amis sur Facebook, Skype, Plaxo,… qui m’ont souhaité mon anniversaire le 1er janvier, le 1er juillet ou le 1er septembre : j’ai mis en œuvre mon propre conseil (règle 2) mais je suis prêt à enfreindre la règle 1 si vous souhaitez m’envoyer des cadeaux d’anniversaire toute l’année !! 😉

Merci à mon ami Olivier Réaud, expert en dynamiques collaboratives, pour cette information Reuters