Le nouvel Economiste vient de publier un article sur les patrons qui se croient irremplaçables et qui finissent par nuire à leur entreprise.

En conclusion de l’article (très long), la journaliste fait un lien sur l’équilibre nécessaire entre personal branding et corporate branding.

L’article au complet :

Le goût du je

http://www.lenouveleconomiste.fr/le-gout-du-je-11910/

Voici l’extrait pour ceux qui n’ont pas le temps de lire l’article en entier :

“Le curseur entre “personal et corporate branding”
Pour se protéger de ces icônes qui, à trop incarner l’entreprise, finissent par la fragiliser, des solutions existent. A commencer par le fait d’instaurer des garde-fous sous la forme de contre-pouvoirs afin de limiter les effets nocifs d’un management non seulement pyramidal mais aussi centralisé. [...] D’où la nécessité de placer le curseur entre le besoin d’incarner – une vision, une marque, un système de valeurs, un projet… – et celui de les transmettre pour assurer l’avenir. Entre personnal et corporate branding.

Spécialiste de la question et auteur de Réussir sa carrière grâce au personal branding, Olivier Zara explique. “Une marque est l’addition d’une identité et d’une réputation. Utiliser la sienne pour développer son entreprise est non seulement efficace mais aussi, dans bien des cas, nécessaire, puisque cela permet au dirigeant non seulement d’être le porte-drapeau de sa marque pour la crédibiliser et accroître sa notoriété mais aussi d’assurer sa communication lorsque l’entreprise n’est pas en position de s’exprimer de façon officielle.” Pour autant, le jeu doit rester gagnant-gagnant. “Personal et corporate branding doivent être indissociables. L’un ne doit pas supplanter l’autre. Un patron qui incarne est très utile pour une entreprise à condition que son charisme s’exerce d’abord à l’intérieur de cette entreprise ; qu’il s’en serve comme d’un moteur interne.”

Tant que l’équilibre est maintenu, l’intérêt collectif est préservé. La consigne est donc simple : quelle que soit la visibilité de l’un et la réputation de l’autre, les taux de notoriété de l’entreprise et de son leader doivent s’équilibrer.

Lorsque c’est le cas, le personal branding remplit alors une double fonction : en interne, il impulse un mouvement aux équipes et donne de la valeur au produit. En externe, il fait du dirigeant un porte-drapeau apte à porter les valeurs, la vision et le projet d’entreprise. Idéal. Dès lors, même si comme le souligne Francois-Xavier Dudouet, “l’idée qu’une organisation humaine, quelle qu’elle soit, puisse dépendre d’un seul homme est une illusion”, cette illusion peut s’avérer utile. Voire servir une cause collective.”

Merci à Caroline Castets pour son interview !

2 Responses to “Le goût du je !”

  1. C’est le spectacle généralisé. Il y a plusieurs scènes qui s’interpénètrent et on ne peut repousser toujours tout le monde dans le rôle du spectateur. Le personal branding s’articule forcément avec les autres sinon ça tourne en monologue avant de perdre son public: tout spectateur est acteur de son propre spectacle et il faut négocier avec lui son propre rôle, même quand on est le meilleur.

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