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La stratégie médias sociaux de la Société Générale pour sa marque employeur

Posted in Bon sens numérique, Définitions - Concepts, Facebook, Identité numérique, Médias sociaux, Recrutement 2.0, Réputation numérique, Vidéos on September 1st, 2010 by Olivier Zara – Be the first to comment

Franck La Pinta est Responsable Marketing Employeur et RH 2.0 de la Société Générale. Il s’occupe donc de la “marque employeur” ! L’entreprise vient de lancer une Web TV pour donner des conseils aux candidats. Quelques experts ont été interviewés en particulier Jacques Froissant.

Je vous propose dans ce billet mon interview sur la gestion de sa e-réputation professionnelle et une présentation d’une partie de la stratégie médias sociaux de la Société Générale pour sa marque employeur :

Source : http://careers.socgen.tv/node/431

Dans le texte ci-dessous, Franck nous explique le contexte stratégique de cette vidéo :

En compléments des informations traditionnelles qu’un candidat s’attend à trouver sur un site de recrutement (offres disponibles, politique RH, présentation des métiers…), j’ai souhaité développer des contenus pour permettre aux candidats d’être plus performants dans leurs recherches. D’où la création d’un espace coaching dans careers, avec conseils d’expert, modules de préparation à l’entretien avec webcam et avatar et enfin une aide à la création de CV.

C’est dans ce même esprit que nous avons lancé :

  • Notre compte Twitter il y a un peu plus d’un an. Ce compte est le premier compte Twitter d’une entreprise du CAC dédié aux RH. Il  propose des infos sur le marché de l’emploi, des conseils, des actus sur le secteur bancaire et le Groupe SG. Nous faisons bénéficier aux candidats d’une veille sur l’emploi et les RH que l’on fait au travers de plus d’une centaine de sources (sites, blogs, médias…)
  • Une page Facebook dédiée à l’alternance car cette plate forme est cohérente en terme de classe d’âge et d’usage avec la population que nous ciblons, et parce qu’il est apparu dans notre veille à la fois une forte attente d’infos sur l’alternance de la part des étudiants et en même temps une absence de sources d’info qui répondent à des questions très concrètes. Plutôt que d’être les seuls à donner des infos sur l’alternance, je préfère adopter une approche de dialogue plus collective où chacun peut poser ses questions ou partager ses expériences dans le choix de l’école, de l’entreprise, etc.

Dans le même esprit, nous avons décidé d’être beaucoup plus présents (cela va commencer dans les semaines à venir) sur les réseaux professionnels comme Linkedin et Viadeo. Nous sommes toujours dans cette logique de s’ouvrir vers l’extérieur et d’initier des espaces de discussions sur des sujets bien précis.

Ce dispositif aide/conseil a été complété depuis le printemps par une nouvelle chaine “conseil d’experts” sur notre web TV. Dix experts ont été sollicités sur leur domaine de compétence. Pour la prochaine vague d’interviews, je voudrais  solliciter des candidats pour connaitre les sujets qu’ils souhaitent voir traiter. Enfin, prochainement, une nouvelle chaine sera lancée, cette fois davantage destinée aux étudiants, et dans une approche très pédagogique.

On ne peut que saluer cette stratégie médias sociaux cohérente et pertinente.

Merci à Franck pour cette vidéo et à Sophie Girardeau qui a réalisé l’interview ;-)

Transcript de cette vidéo :

1) Comment construire sa réputation ?

D’abord la réputation, c’est en fait la perception que les gens ont de notre identité professionnelle. Donc cette perception, évidemment, elle est subjective. C’est l’image que je renvoie à mon interlocuteur.

La façon de construire sa réputation est la même depuis très longtemps. C’est être capable de créer un réseau de référence, de personnes avec qui on a travaillé, où si on a eu des interactions, parce que ça peut être aussi des références sociales. On a des actions réussies, et on peut demander à ces personnes de rédiger des recommandations. Il faut guider la personne qui rédige cette recommandation, pour qu’elle ne vous fasse pas une recommandation dithyrambique du style : « il est génial, c’est un mec fantastique » parce que fantastique, ça ne valide ni une aptitude métier, ni une compétence, ni une expertise, ni une qualité humaine.

2) Comment surveiller sa réputation ?

Comment surveiller sa réputation ? Avant c’était très simple, il suffisait de vérifier ce qu’on disait soi-même. C’était souvent en face-à-face, donc à la limite les paroles s’envolent. Mais aujourd’hui, ça prend une toute autre dimension avec ce qu’on appelle le web 2.0, parce que c’est un espace participatif dans lequel n’importe qui peut dire n’importe quoi, en citant nominativement n’importe qui. Donc la surveillance devient quelque chose de fondamental, évidemment dans tous les espaces numériques, que ce soit la blogosphère, la twittosphère, les réseaux sociaux comme Facebook.

Donc aujourd’hui, il faut réellement mettre en place un système de surveillance de sa réputation, de sa réputation tout court, parce qu’en fait, ce qu’on va faire dans nos activités sociales va avoir un impact sur notre vie professionnelle, donc éventuellement sur notre recherche d’emploi. Pour surveiller, il faut utiliser un certain nombre d’outils, la plupart sont gratuits. En tout cas, au niveau d’une personne, on peut se limiter à des outils gratuits. Par exemple, créer des alertes sur Google Alertes. Il suffit d’avoir un “google account”, et à partir de là, on peut créer des alertes. Donc ce sont des emails qui vont venir vous alerter dès que votre prénom et votre nom sont cités sur Internet.

3) Comment défendre sa réputation

Il faut se défendre dans trois cas. Le premier, c’est l’atteinte à la vie privée. Les délits presse. Et puis, il y a aussi le droit à l’image. C’est-à-dire qu’on n’a pas le droit de publier une image de vous sans votre autorisation.
Alors comment se défendre ? Il y a trois situations. La première c’est, on se défend à l’amiable. C’est-à-dire qu’on contacte l’auteur du contenu qui nous cite nominativement et on lui demande, je dirais, « aimablement », de bien vouloir modifier le contenu qui a été publié. La deuxième, c’est un peu l’échec de la procédure à l’amiable, c’est la procédure judiciaire. On va engager une poursuite mais il faut qu’il y ait un fondement sur un délit de presse, une atteinte à l’image ou à la vie privée. Là on s’embarque potentiellement dans un procès qui peut durer jusqu’à deux ans. Et puis, il y a une autre technique. Vous connaissez l’expression « noyer le poisson ». Aujourd’hui, on peut noyer l’information négative sous une masse d’informations positives. Défendre sa réputation, ce n’est pas forcément essayer d’éliminer toutes les informations négatives. C’est essayer d’éliminer les informations qui ne sont pas cohérentes avec son identité professionnelle ou avec son projet professionnel.

Parce que votre entourage peut manquer de bon sens numérique en publiant des contenus de votre vie privée que vous avez publiés. Parce qu’il peut y avoir des bugs informatiques. Parce qu’il peut y avoir du piratage. Parce que les conditions générales d’utilisation des services changent régulièrement. On ne peut pas s’en remettre aux services qui existent pour protéger notre vie privée. C’est une responsabilité individuelle.

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Facebook & Co… de la vie privée à l’intimité de la vie privée ?

Posted in Bon sens numérique, Facebook, Identité numérique, Médias sociaux, Réputation numérique on June 1st, 2010 by Olivier Zara – 3 Comments

Lors du dernier WebCamp de Montréal le 26 mai 2010, il y a eu une longue discussion sur la question de la vie privée dans les réseaux sociaux. Je voudrais donc compléter mon précédent billet du 21 mai (Facebook m’a tuer…) dans lequel j’affirme que la protection de la vie privée est une responsabilité individuelle. Voici un extrait :

Internet est de facto un espace public dans lequel des sociétés tentent de créer des espaces privés. D’une certaine manière, c’est une démarche paradoxale parce que contraire à l’ADN du Web : espace de transparence radicale. Parce que “Facebook & Co” vont continuer à modifier leurs conditions générales d’utilisation régulièrement, parce que votre entourage peut dupliquer vos données privées à l’insu de votre plein gré, parce que votre compte peut être piraté, parce que les bugs informatiques existeront toujours, parce que Facebook & Co ont besoin de vos données privées pour rentabiliser leurs services dans des publicités ciblées, tout (ou presque) est ou peut devenir un jour public.

Inutile donc de vous attaquer à Facebook & Co, vous êtes le seul responsable de la protection de votre vie privée.

Avec ce petit texte, je viens de me faire beaucoup d’amis : tout ceux qui veulent que celui qui crée le problème, règle le problème. Mais, est-ce que c’est celui qui crée l’espace plus ou moins “privé” qui crée le problème ? Ou celui qui étale sa vie privée ? Est-ce que Facebook & Co ont une obligation de résultat (protéger notre vie privée) ou une obligation de moyens (faire le maximum pour obtenir ce résultat sans être tenu d’y parvenir). On ferait un grand pas en avant si Facebook disait : nous avons une obligation de moyens. Tout le monde ou presque répondrait alors : non, vous avez une obligation de résultat !

De mon côté, n’ayant pas confiance dans la capacité de Facebook à protéger ma vie privée, j’utilise le service avec prudence. Si je publie des éléments de ma vie privée, c’est uniquement parce que je suis prêt à ce que ça devienne public. On est dans la même logique que dans un restaurant quand votre voisin vous écoute discrètement. Vous le voyez et vous vous dites : je ne veux pas parler moins fort et je ne veux pas changer de table… je reste sur ma table parce que ce que je dis sur ma vie privée n’a pas d’importance. Cela n’impacte ni mon identité, ni ma réputation. Mais comme je sais que quelqu’un m’écoute, je ne donnerai pas de détails sur l’intimité de ma vie privée.

Sur Facebook & Co, le distinguo Vie privée / vie publique est tombé à l’eau. Lorsqu’on gère sa vie numérique, il est maintenant plus pertinent de se concentrer sur le distinguo vie privée / intimité de la vie privée.

Kesako l’intimité ? Très simple : quand je sors de chez moi pour aller acheter du pain, c’est ma vie privée (dans un espace public). Quand je suis sous la douche, dans mon canapé, dans mon lit, c’est l’intimité de ma vie privée (= ma vie privée dans un espace privé). Votre vie sur Facebook, c’est comme quand vous allez à la boulangerie (vie privée dans un espace public). Tout le monde peut vous voir et ça ne vous gêne pas. Alors, si ça ne vous gêne pas dans le monde physique, pourquoi ce serait gênant sur Internet ? Très simple… parce que vous dévoilez aussi des éléments de l’intimité de votre vie privée !

Vous voulez utiliser une voiture mais vous ne voulez pas avoir d’accident ? Ce n’est pas possible. Mais, il y a des voitures qui sont plus sûres que d’autres et en général le prix va avec.

Vous voulez utiliser un réseau social mais vous ne voulez pas dévoiler votre vie privée ? Ce n’est pas possible. Mais, il y a des réseaux sociaux qui protègent plus ou moins votre vie privée. Par exemple, plutôt que de mettre des photos de mes enfants sur Facebook, j’utilise un lien “privatif” sur Picasa. J’ai l’impression que je prends moins de risques mais je fais quand même attention que mes enfants ne soient pas tout nus. Je pourrais aussi ouvrir un espace sur Hellotipi. A vous de choisir le service qui correspond à votre besoin et si aucun n’est conforme … soyez patient ! … un nouveau service verra peut-être le jour. Il y a par exemple Diaspora qui est en cours de développement : www.joindiaspora.com et qui veut concurrencer Facebook sur le terrain de la vie privée. Good luck!

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Facebook m’a tuer…

Posted in Bon sens numérique, Facebook, Médias sociaux on May 21st, 2010 by Olivier Zara – 3 Comments

A la différence de l’e-mail ou du téléphone, rien n’est totalement ou durablement privé quand on utilise les réseaux sociaux.

Le bon sens numérique impose de considérer les contenus que l’on publie sur les réseaux sociaux comme publics… quels que soient les paramètres de “confidentialité”. Protéger sa vie privée sur Internet est une responsabilité individuelle et non celle de Facebook & Co puisqu’ils n’y arriveront pas.

Internet est de facto un espace public dans lequel des sociétés tentent de créer des espaces privés. D’une certaine manière, c’est une démarche paradoxale parce que contraire à l’ADN du Web : espace de transparence radicale. Parce que “Facebook & Co” vont continuer à modifier leurs conditions générales d’utilisation régulièrement, parce que votre entourage peut dupliquer vos données privées à l’insu de votre plein gré, parce que votre compte peut être piraté, parce que les bugs informatiques existeront toujours, parce que Facebook & Co ont besoin de vos données privées pour rentabiliser leurs services dans des publicités ciblées, tout (ou presque) est ou peut devenir un jour public.

Inutile donc de vous attaquer à Facebook & Co, vous êtes le seul responsable de la protection de votre vie privée (plus d’explications sur billet Facebook & Co… de la vie privée à l’intimité de la vie privée ?). Pour ceux qui doutent encore, je vous invite à lire et faire suivre cet article du journal 01.NET :

Licenciés pour avoir dénigré leur direction sur Facebook

Deux salariés passaient devant les prud’hommes après avoir été licenciés à la suite de propos tenus sur Facebook. Mais la justice n’a pas réussi à statuer sur leur cas.

Extrait : “…la direction d’Alten n’a pas eu accès aux propos de ses salariés en allant elle-même scruter Facebook, encore moins en piratant les comptes. Elle a été prévenue par un autre salarié qui, lui, avait accès de manière tout à fait légitime à la conversation de ses collègues.

Cela dit, je connais la réponse de ceux qui veulent continuer à jouer : “Demain, tout le monde aura sa photo à poil sur Facebook et donc ce ne sera plus un problème”. Demain, c’est dans 5 ans ou dans 100 ans ? Demain peut-être (ou peut-être pas) et en attendant demain… il y a aujourd’hui ! Et aujourd’hui, 2 personnes peuvent écrire sur la porte de leur chambre : Facebook m’a tuer… Et pour les autres ? Une petite fessée ? Voilà le mode d’emploi si votre entourage manque de bon sens numérique :

fessebouc

(Photo montage d’Olivier Bruel)

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Le destin numérique des marques dans les médias sociaux

Posted in Corporate Branding, Définitions - Concepts, Facebook, Identité numérique, Médias sociaux, Personal Branding, Réputation numérique on April 2nd, 2010 by Olivier Zara – 10 Comments

Voici l’idée principale développée dans ce long billet : Le Corporate Branding et le Personal Branding ont un destin numérique commun dans les médias sociaux. Les individus qui utilisent les techniques des entreprises se trompent tout comme les entreprises qui utilisent les mêmes recettes dans les médias traditionnels et dans les médias sociaux.

Dans un billet précédent, j’avais fait le lien entre le Personal Branding et l’entreprise 2.0. Voici maintenant les liens qui existent entre le Personal Branding et le Corporate Branding dans les médias sociaux.

Nous vivons une révolution sociale grâce aux réseaux et médias sociaux qui impactent fortement autant les marques d’entreprises (Corporate Branding) que les marques personnelles (Personal Branding). Ce billet aborde un enjeu stratégique majeur pour votre développement durable personnel et celui de votre entreprise.

Dans un monde “radicalement transparent”, les consommateurs en savent plus sur les produits d’une entreprise que l’entreprise elle-même. Ce qu’ils découvrent, ils en parlent à tout le monde. Les gens sont immunisés face à la publicité. Il faut maintenant s’adresser aux clients avec du contenu utile, divertissant ou informatif. A travers les réseaux sociaux, les consommateurs forment de facto une communauté collectivement très informée et très intelligente. Sur le long terme, le dialogue avec cette communauté est une démarche plus efficace que la publicité car il est possible de construire une relation durable.

Le monde évolue, les entreprises doivent évoluer avec ce monde pour se développer durablement.

I. Corporate Branding & Personal Branding : des problématiques similaires ?

Depuis toujours les entreprises ont eu besoin de marques (leur marque et celles de leurs produits ou services). Elles gèrent leurs marques très activement en particulier à travers leurs services marketing. En effet, la valeur d’une marque est directement liée à sa réputation. Une bonne réputation entraîne plus de ventes qu’une mauvaise réputation. Gérer les marques, c’est une démarche structurée, méthodique qui s’inscrit dans le cadre d’une stratégie d’entreprise (l’équivalent du projet professionnel d’une personne).

Depuis toujours les individus ont une “marque”. On pourrait même dire une “marque de fabrique” qui nous différencie les uns des autres, qui permet aussi de nous identifier. Mais, tout cela reste implicite. Comparés aux entreprises, en termes de gestion de marque, les individus font figure d’amateurs fonctionnant à l’intuition, au bon sens, sans démarche structurée. Pour un individu, gérer sa marque personnelle, c’est adopter par mimétisme des comportements socialement acceptables, être sensible au regard des autres ou encore essayer de se faire connaître et reconnaître au sein de son entourage social ou professionnel. Le Personal Branding est une démarche innovante qui permet de professionnaliser les individus dans la gestion de leur marque en leur offrant des outils et méthodes qui ont fait leur preuve pour les marques d’entreprises.

Cette professionnalisation des individus, ce développement nécessaire des compétences en termes de communication, de marketing est devenu très critique pour tout le monde depuis l’arrivée des médias sociaux qui transforme finalement chaque individu en média. C’est le fameux User Generated Content (UGC). Un individu qui produit du contenu devient de facto un média. Cette professionnalisation est critique parce que vous créez du contenu pour votre marque mais tout le monde peut aussi en créer sur la vôtre sans vous demander votre avis.

Individus et entreprises ont donc une problématique commune de gestion de marque et un objectif commun : vendre sa marque, c’est-à-dire la faire connaître (notoriété) et reconnaître (réputation).

Pour vendre sa marque, l’entreprise va faire de la publicité, des communiqués de presse,… De son côté, l’individu va frénétiquement inonder les recruteurs et autres sites de recrutement avec son CV et sa lettre de motivation. D’une certaine manière, le support publicitaire d’un individu, c’est son CV !

Voilà le monde tel qu’on le connaît aujourd’hui : la publicité et le CV…. Mais, l’arrivée des médias sociaux crée de nouveaux enjeux. Aux techniques classiques comme la publicité propres aux médias traditionnels, il faut maintenant ajouter d’autres techniques propres aux médias sociaux. L’objectif d’une entreprise ne doit plus seulement être de vendre ses produits. De même, l’objectif d’un individu ne doit pas non plus être uniquement de faire son auto-promotion. Il y a maintenant un objectif supplémentaire : DONNER !

II. Réseaux sociaux & Médias sociaux : de quoi s’agit-il ?

Les réseaux et médias sociaux ont été inventés pour les humains et non pour les entreprises qui ont déjà les médias traditionnels (TV, Radio, Presse). Il s’agit donc d’un éco-système pour les individus d’où le terme “social”.

Pour gérer notre marque personnelle, nous faire connaître et reconnaître, nous devons nous insérer dans des réseaux sociaux physiques (associations, clubs,…) ou virtuels (Linkedin, Facebook, Ning,…). Il faut également être présent dans les médias sociaux (blogosphère, twittosphère, forums, slides type slideshare, wikis, journaux participatifs type Agoravox, etc.) car ils sont un autre moyen d’entrer en relation et de faire rayonner notre marque.

1. Dans les réseaux sociaux, A souhaite rencontrer B et il va faire une demande de mise en relation via un tiers de confiance. Si ce tiers accepte de mettre en relation A et B, il doit faire une recommandation : je recommande à B de rencontrer A. Avant d’accepter la mise en relation, B va consulter le profil de A (son CV). Avant de demander la mise en relation, il est évident que A a consulté le profil de B. Le tiers de confiance accepte de mettre en relation 2 personnes parce qu’il connaît le profil de A et B.

En résumé :

La personne A souhaite rencontrer B -> via un Tiers de confiance qui connaît A et B -> La personne B accepte ou refuse de rencontrer A.

2. Avec les médias sociaux, la mise en relation est différente. Le tiers de confiance n’est plus une personne mais un contenu : une photo, une vidéo, un texte. Pour entrer en relation avec B, il faut que B devienne un auteur, un producteur, un émetteur de contenu par le biais d’un logiciel qui permet de créer du contenu comme un blog par exemple.

En résumé :

La personne A découvre le contenu de B et souhaite le rencontrer ->  La personne B reçoit des demandes de personnes comme A qui ont lu son contenu (il accepte ou refuse les demandes)

En plus simple : Personne A -> Contenu de B -> Personne B.

Ayant compris l’importance des médias sociaux, la plupart des réseaux sociaux ont intégré des fonctions de production de contenus ou facilité la possibilité pour leurs membres de renvoyer vers les contenus produits sur d’autres services. C’est le cas de Facebook (production directe), mais aussi de Linkedin (production indirecte) qui permet par exemple d’afficher les billets de son blog directement sur son profil Linkedin.

Par ailleurs, certains experts des médias sociaux ont décidé que les réseaux sociaux seraient un sous-ensemble des médias sociaux qui deviennent ainsi un meta concept englobant le Web 2.0, ses outils et ses usages. Dans le cadre de ce billet, j’ai choisi de les dissocier d’autant plus qu’il s’agit d’un choix arbitraire. Réseaux et médias induisent des dynamiques et techniques différentes. Sans vouloir créer de controverse, on aurait aussi pu dire que les médias sociaux étaient un sous-ensemble des réseaux sociaux !

Les réseaux et médias sociaux ont été inventés pour les humains, mais il est évident que les entreprises n’ont pas envie de se contenter des médias traditionnels. Les médias sociaux sont donc un nouveau terrain de jeu pour augmenter la notoriété de leurs marques.

Pour exister dans les médias sociaux, un individu doit devenir un média (cf. UGC) et produire (donner) un contenu. Alors, on voit mal pourquoi les entreprises ne devraient pas également devenir des médias pour exister dans les médias sociaux. Cela nous amène donc au concept de Brand Content.

III. Un destin numérique commun pour les entreprises et les individus : le “Brand (Generated) Content” ou contenu généré par une marque

On pourrait traduire “Brand Content” par “contenu de marque” mais comme pour Knowledge Management ou Personal Branding, je pense que le coup est déjà parti avec l’expression anglaise étant donné qu’un livre vient se sortir aux éditions Dunod (voir référence à la fin du billet).

A. Personal Branding & Brand Content : les nouvelles compétences incontournables

Pour les individus, le grand public, le Brand Content est très récent. Il a fallu attendre l’arrivée du Web 2.0 et son fameux User Generated Content qui devient pour une entreprise le Brand Generated Content. Mais, le but est le même : créer du contenu. D’une certaine manière, entreprises et individus se retrouvent maintenant à armes égales. Jusqu’à présent soumis à une communication institutionnelle top down sous contrôle total des entreprises, les individus ont maintenant leurs propres outils de communication bottom up (site de feed-back sur les produits, forums de discussion, blogosphère,…). Est-ce que le pouvoir d’informer s’équilibre ? Oui, si l’entreprise prend en main son destin numérique dans les médias sociaux. Non, si elle ne fait rien. Dans ce cas, les individus vont prendre le pouvoir sur l’image de marque d’une entreprise et vont largement contribuer à bâtir son identité et sa réputation à leur manière hors du contrôle de l’entreprise.

Dans le cadre de la gestion de sa marque personnelle, un individu doit maîtriser 2 types de compétences : (1) les techniques de Networking, propres aux réseaux sociaux qui permettent d’augmenter la quantité et la qualité de ses contacts et d’améliorer le processus de mise en relation (en sollicitant des recommandations écrites sur Linkedin par exemple) ; (2) les techniques de Brand Content propres aux médias sociaux. Il s’agit des techniques de création de contenus qui permettent de faire rayonner une marque personnelle ou d’entreprise.

B. Corporate Branding & Brand Content

Les médias sociaux sont un nouvel espace qui ne remplace pas l’existant mais qui s’y ajoute. Ce n’est pas un monde qui disparaît au profit d’un autre. Ce sont deux mondes qui doivent maintenant co-exister. Parfois, les médias sociaux peuvent même servir de prolongement aux médias traditionnels. Mais, dans d’autres cas, la marque doit créer son propre contenu.

29% du top 100 des sociétés du magazine Fortune possèdent une page Facebook, 54% ont un compte sur Twitter et 32% ont un blog d’entreprise selon les chiffres de Proof Digital Media (juillet 2009).

1. Comment une marque d’entreprise peut utiliser les médias sociaux comme relais des médias traditionnels ?

Les médias sociaux peuvent de devenir des espaces publicitaires. Ainsi Facebook ou Linkedin ont créé des zones sur leurs pages pour les annonceurs. Sur Facebook, ces publicités se trouvent sur la droite ou la gauche de l’écran. Aucune différence entre la publicité sur Facebook et celle que vous trouvez dans le métro !

Youtube et d’autres services sont parfois un puissant relais des médias traditionnels, en voici un exemple avec une publicité d’Evian :

Pour la version française de cette vidéo, 2,3 millions de visiteurs et 1800 commentaires. A titre personnel, j’ai été alerté par e-mail de l’existence de cette vidéo par 2 personnes différentes de mon réseau. Et avec ce billet, je contribue bien sûr à alimenter le buzz. Voilà pour le “good buzz”. Mais, il y a aussi le “bad buzz”. Une publicité ratée qui est ensuite parodiée ou un CV vidéo ridicule. J’ai déjà publié des billets sur les réussites, je ferais bientôt un billet spécial boulettes numériques.

Twitter peut être utilisé comme un canal de vente dans le cadre d’une stratégie de vente multicanal. Dell se sert de Twitter pour promouvoir ses produits reconditionnés. Visitez twitter.com/delloutlet et vous verrez 1,5 millions de followers. Dell a d’autres comptes sur Twitter : http://www.dell.com/Twitter

En 2009, Dell aurait réalisé 6,5 millions de dollars de ventes grâce à Twitter. C’est beaucoup et en même temps peu au regard du chiffre d’affaires de Dell soit 2,9 milliards de dollars. Mais, outre les ventes de matériel de seconde main ou fins de séries, Dell a aussi pu attiré ses followers Twitter vers ses produits neufs.

Par ailleurs, ce compte DellOutlet ne sert pas uniquement à faire des annonces sur les nouvelles promotions mais aussi à répondre aux questions des clients. Les médias sociaux peuvent donc devenir des outils de CRM. Salesforce.com l’a compris et a intégré une veille sur Twitter dans son application.

A travers les usages, certaines entreprises ont réussi à faire des médias sociaux un prolongement des médias traditionnels. Mais, ces usages sont très loin de l’esprit du Web social. Twitter devient un nouveau support publicitaire ou un support de vente directe. C’est une bonne chose si cela rend service aux clients de l’entreprise. Cependant, les entreprises ne peuvent pas se limiter à répliquer les médias traditionnels dans les médias sociaux. Aujourd’hui, elles doivent aller plus loin et s’intégrer dans les médias sociaux pour y défendre leur identité et leur réputation.

2. Comment une marque d’entreprise peut-elle s’insérer dans les médias sociaux ? Pourquoi doit-elle le faire ?

Les entreprises utilisent depuis longtemps le Brand Content à travers la création de livres, fiches, guides, consumer magazines, programmes TV (mini-films, séries, clips, web-tv), jeux, musique, événements, calendriers,…. Le guide Michelin est une belle illustration du Brand Content. Allez manger dans un restaurant 5 étoiles à 300km, ça use les pneus et c’est bon pour le business !

Depuis l’arrivée des média sociaux, le Brand Content prend une nouvelle dimension car l’audience des médias sociaux est en pleine croissance tandis que décline l’audience des médias traditionnels (même en ligne) et des sites corporate.

Les médias sociaux deviennent donc pour les marques un nouveau support de diffusion de ce contenu de marque. Au passage, il faut distinguer le Brand Content (contenu créé par la marque elle-même) et le Branded Content (contenu créé par un tiers que la marque décide de soutenir ou parrainer – la marque s’associe à un contenu qu’elle n’a pas créé).

Dans son dernier livre blanc du mois de novembre 2009, la société 360i dévoile que dans les moteurs de recherche, les résultats incluant YouTube, Facebook et Twitter sur des requêtes spécifiques à des marques sont dans 77% des cas contrôlés par des utilisateurs et non par les marques elles-mêmes. Cela signifie que les clients d’une entreprise publient des contenus sur les médias sociaux qui dominent largement les contenus contrôlés par l’entreprise. C’est une tendance lourde, irréversible, l’image de marque d’une entreprise sera à l’avenir une co-construction entre les contenus produits par les clients de l’entreprise et l’entreprise elle-même…. sauf qu’en ce moment les entreprises sont absentes et donc l’identité et la réputation d’une entreprise se construit hors du contrôle de l’entreprise. Elle ne pourra pas revenir au temps où elle contrôlait tout. Elle ne contrôle plus son image, mais elle peut la gérer. Ce serait dommage de ne rien faire et de se mettre de facto dans une position où elle ne contrôle plus rien !

A partir de ce constat, certaines entreprises ont décidé d’occuper le terrain mais elles le font parfois d’une manière maladroite. Récemment, j’ai publié un tweet en français pour dire le bien que je pensais de VistaPrint. Quelques heures plus tard, je reçois un tweet en anglais d’un représentant de VistaPrint (un community manager ?)  qui m’écrit : “Je ne parle pas le français, je n’ai pas compris votre tweet mais vous avez dit quelque chose sur VistaPrint et je voulais vous signaler que vous faisons en ce moment des offres exceptionnelles”. Sur Twitter, je m’attends à interagir avec des individus, pas des entreprises. J’ai déjà tellement de publicité à la télé, dans la presse ou la radio que je n’ai vraiment pas envie qu’on vienne m’en mettre une couche supplémentaire sur Twitter, Facebook ou Youtube. Je n’ai pas envie de lire le blog d’une entreprise qui me ressert des communiqués de presse et des plaquettes commerciales en l’état. Le Brand Content dans les médias sociaux, ce n’est pas “We have great deals”. Qu’on soit un individu ou une entreprise, dans les médias sociaux, il faut être une ressource, un producteur de contenus à forte valeur ajoutée :  utiles, divertissants ou informatifs et non un spammeur.

Je suis intéressé par Dell Outlet, je fais la démarche de devenir follower sur leur compte Twitter. C’est gagnant pour moi, j’y vois mon intérêt. Par contre, si Dell vient à moi, il a intérêt à être une ressource, à m’apporter quelque chose sinon son image de marque va en souffrir et je vais bloquer le compte de Dell pour lui interdire de m’écrire à l’avenir. Dell sera blacklisté. Un consommateur ressent la même chose en recevant un message publicitaire dans les médias sociaux qu’en trouvant des spams pour le viagra dans sa messagerie personnelle.

Force est de constater que certaines entreprises n’ont pas compris ce qu’étaient les médias sociaux : ses rites, son mode de fonctionnement, ses règles implicites,… De même, nombre de professionnels utilisent à outrance les réseaux sociaux (demande de mise en relation pour trouver du travail) et médias sociaux (blog CV sans aucun contenu) dans une logique purement publicitaire, d’autopromotion : “Pardon, s’il vous plaît, merci, lisez mon CV, il est tout frais et pour cause je viens d’être licencié. Je n’ai rien à vous donner mais en retour j’aimerais qu’on me donne un boulot tout de suite. Merci de faire suivre mon CV”. Ok, mais quand je lis, qu’est-ce que je gagne à faire suivre son CV ? Rien ! Donc, je ne fais rien.

De même certains experts publient une telle masse de contenus souvent de piètre qualité et/ou simplement dupliqué (même contenu sur youtube, slideshare, blog, facebook,…) qu’on finit par se dire : certes il y a du contenu mais cette sur-médiatisation démontre une démarche d’auto-promotion grossière qui ne trompera que le simple d’esprit.

Autre exemple….Sur le groupe Personal Branding 2.0 que j’anime sur Linkedin et qui compte près de 500 professionnels, Delphine a lancé une discussion “Blog d’une geek blonde” pour qu’on lui donne du feed-back sur son blog. Très bonne initiative ! Elle reçoit 6 commentaires sérieux dont le mien. En retour, elle ne publie aucun commentaire pour remercier les personnes qui ont pris de leur temps pour l’aider. Mais surtout, on découvre que son blog est un CV en ligne qui utilise le format blog. Faire un CV-blog est une bonne idée mais il faut l’afficher clairement et ne pas être ambigu sur le contenu. Delphine n’a pas compris la logique des médias sociaux. Elle fait son autopromotion avec le bon vieux CV en utilisant le terme blog au lieu de CV pour se différencier. Mais, elle ne donne rien ni en termes de contenus à valeur ajoutée qu’on espérait trouver sur ce qu’elle déclare être un blog, ni en termes de conversation (interactions avec les visiteurs de son “blog”). Certains ont eu moins de finesse que Delphine, j’ai déjà bloqué plusieurs personnes et supprimé du contenu à la fois purement publicitaire et totalement hors sujet par rapport aux thèmes du groupe.

Dans les médias ou réseaux sociaux, il faut commencer par donner avant d’espérer recevoir. Il y a des règles à respecter pour construire son identité et sa réputation dans les médias sociaux. Ces règles sont les mêmes pour les individus et les entreprises. Quand un individu utilise les techniques de vente des entreprises (contenus promotionnels) dans les médias sociaux : il échoue, il est rejeté, blacklisté. Quand un individu utilise les techniques de networking et de Brand Content dans les médias sociaux (contenus à valeur ajoutée), il réussit. Le contenu promotionnel a de la valeur pour celui qui le donne. Le contenu à valeur ajoutée a de la valeur pour celui qui le reçoit. Les clés de la réussite ou de l’échec sont les mêmes pour une entreprise ou pour un individu. Ils ont un destin numérique commun !

De ce fait, ce ne sont pas les techniques classiques de vente ou de marketing, telles qu’on les apprend dans les écoles de commerce, qui sont pertinentes dans les médias sociaux, mais les techniques de networking et de Brand Content (qui font partie des techniques du Personal Branding).

Yann Gourvennec, Directeur Internet et médias numériques chez Orange Business Services, utilise depuis bien longtemps des techniques de Personal Branding pour lui-même, mais surtout pour son entreprise. Lors de notre dernière rencontre, il me confiait : “Avant de faire une action dans les médias sociaux pour Orange Business, je le fais pour ma marque personnelle et si ça fonctionne, je fais la même chose pour Orange Business”. Dans un article publié sur 01netpro, il explique : “Les médias sociaux n’ont pas été créés pour que les marques aillent vendre leurs produits. Elles y sont tolérées, à condition toutefois de respecter certaines règles”.

Les entreprises ne sont a priori pas les bienvenues dans les médias sociaux lorsqu’elles recyclent brut de fonderie leurs supports publicitaires et autres communiqués de presse. Pour s’intégrer dans les médias sociaux, une entreprise doit devenir une personne. Dans ce cadre, Yann Gourvennec m’a confié qu’en tant que représentant d’Orange Business : “il n’hésitait pas à mettre sa réputation en ligne personnelle au service de l’entreprise, dans l’intérêt général. Passé un temps, cela ne sera plus nécessaire d’ailleurs, la marque ayant pu se développer de manière autonome sur les médias sociaux”.

Conclusion

Pour réussir dans les médias sociaux, le Corporate Brand Content doit être un contenu à valeur ajoutée pour le lecteur et non pour la marque. Ce n’est que par rétroaction en particulier le buzz, l’image de marque, l’identité, la réputation que la marque va en tirer un bénéfice.

Dans les médias sociaux, pour rayonner, pour exister, il faut remplir 2 conditions  :

1ère condition : un individu doit devenir une marque. Inversement, une marque  (d’entreprise) doit devenir un individu.

2ème condition : qu’on soit un individu ou une entreprise, une marque doit devenir un média, c’est-à-dire produire un contenu à forte valeur ajoutée et cohérent avec la stratégie de l’entreprise ou le projet professionnel de l’individu.

Par ailleurs, dans les médias sociaux, celui qui incarne la marque d’une entreprise, qui la personnifie, ne doit pas se comporter comme un commercial, un publicitaire, un chargé de clientèle, un community manager ou un journaliste. Il doit être comme tout le monde, une personne comme les autres. Le pair de tous ses pairs ! Sachant qu’on ne dispose parfois que d’une minute pour réagir sur un blog qui publie une information négative, cela pose beaucoup de questions sur l’autonomie de celui qui incarne la marque et encore plus sur son recrutement (convergence des valeurs, cohérence entre la marque personnelle du représentant de la marque et la marque corporate elle-même).

Pour terminer ce billet, je vous invite à visionner cette vidéo de Darketing à propos du livre “Brand Content, comment les marques se transforment en médias” aux éditions Dunod (Daniel Bô & Matthieu Guével)  :

Il y a une très belle phrase à la fin de cette vidéo  :

“Le contenu, c’est donner quelque chose à quelqu’un”. Ce sera le mot de la fin mais j’espère quand même que vous allez réagir dans les commentaires … en produisant un peu de contenu… de marque !

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