Faut-il surveiller votre réputation sur Internet ?

Ce billet vous aidera à comprendre pourquoi il est important de surveiller sa réputation sur Internet et comment le faire gratuitement sans aucune connaissance technique.

Vous êtes très prudent : vous ne laissez jamais votre nom sur Internet et, si vous faites une contribution, vous utilisez un pseudonyme. C’est votre façon de ne laisser aucune trace qui puisse impacter votre réputation. Mais êtes-vous sûr que votre entourage ne vous cite pas nominativement (avec votre prénom et votre nom) sur des forums, blogs ou réseaux sociaux à l’occasion de la publication d’un billet, d’un commentaire, d’une photo ou d’une vidéo ? Le web 2.0 permet à tout le monde de publier n’importe quoi en citant n’importe qui. Il serait peut-être prudent de surveiller sur Internet ce qui se dit sur vous.

Beaucoup d’internautes protègent leur réputation sur Internet en utilisant un ou plusieurs pseudonymes. De cette façon, ils peuvent par exemple parler librement de politique ou de religion. Cependant :
1. Est-il vraiment possible de ne pas avoir d’identité numérique ? Peut-on vraiment être anonyme sur Internet ?
2. Est-il prudent de ne pas savoir ce qui se dit sur vous sur Internet ?

I. Le mythe de l’anonymat sur Internet

“Pour vivre heureux, vivons cachés” ou “Pas vu, pas pris”, voilà des dictons qui ne veulent plus rien dire sur Internet ! Vos amis, votre famille, vos collègues peuvent publier des contenus sur vous en vous citant nominativement. Vous avez bien fait attention de ne pas partager vos opinions politiques. Mais l’ami, avec qui vous discutiez dans un bar hier soir, s’enflamme sur son blog et vous cite “Bernard Duglumo était d’accord avec moi, Sarko et Sego, ça se vaut !!” et pour illustrer son propos, il ajoute une photo où on vous voit tous les deux en train de boire des bières pour soigner votre déprime politique. Sur Facebook ou sur Flickr, en surfant sur les photos de vos amis, vous trouverez des photos sur lesquelles on vous voit. Chaque photo peut être commentée, exemple : “Il faisait chaud”, “Un excellent resto” ou… “On fumait un gros pétard”. Certaines photos sont à accès restreint, d’autres sont en accès libre… Qu’on roule en voiture ou qu’on navigue sur les autoroutes de l’information, les accidents n’arrivent pas toujours qu’aux autres.

L’anonymat sur Internet est devenu un mythe grâce ou à cause du Web 2.0. Le contenu est maintenant créé par les utilisateurs eux-mêmes. Mais, rassurez-vous, le plus gros risque n’est pas que votre entourage (qui vous aime) publie des choses négatives ou neutres sur vous. Le risque, c’est que ça ne corresponde pas à votre “image de marque”. Dans votre vie, vous avez une image de marque et dans votre vie numérique aussi ! Il est important qu’il n’y ait pas décalage.

Si l’anonymat sur Internet est un mythe, cela ne veut pas pour autant dire qu’il est inutile. Écrire anonymement est parfois nécessaire pour pouvoir s’exprimer librement sur des questions sensibles (politique, religion,…). Il est aussi préférable de dissimuler son identité lorsqu’on utilise des sites de rencontres ou simplement pour cultiver son jardin secret.

Être anonyme sur Internet peut devenir indispensable pour protéger votre carrière si votre employeur ne partage pas vos opinions. Il y a d’ailleurs un vrai problème d’éthique lorsque certaines entreprises ou recruteurs cherchent des informations dans des profils censés être privés (sur Facebook par exemple). Ces entreprises qui ne respectent pas votre vie privée finiront par être connues et elles le payeront un jour en termes de détérioration du climat social et de difficultés dans le recrutement.

II. Comment surveillez votre réputation sur Internet ?

Si votre anonymat n’est pas garanti, si votre image de marque peut souffrir, mieux vaut surveiller votre réputation sur Internet ! La surveillance doit être régulière car de nouveaux contenus sont publiés en permanence. Tous les jours, vous devriez donc faire une requête dans un ou plusieurs moteurs de recherche sur votre prénom et votre nom. Votre recherche doit porter en particulier sur les blogs, les forums, les photos ou les vidéos. Mais, vous avez sûrement mieux à faire ! Heureusement, pour être alerté dès qu’un contenu est publié avec votre prénom et votre nom, il existe plusieurs services d’alertes qui sont très simples d’utilisation.

Lorsqu’on cite votre prénom et votre nom sur Internet, il est important de réagir rapidement pour vérifier que le contenu publié correspond à votre image de marque. Plus vous attendez, plus le contenu sera lu par un nombre croissant d’internautes. Ce contenu peut également être dupliqué à l’infini et échapper à votre contrôle. Si nécessaire, vous pouvez demander le retrait du contenu ou sa modification. Si l’auteur du contenu refuse de retirer ou modifier le contenu, vous pourrez soit agir en justice, soit exercer un droit de réponse pour donner votre version des faits (un billet est en préparation avec plus de détails sur la question du “nettoyage”). Mais, le plus souvent le contenu est publié par des personnes que vous connaissez et qui ne cherchent pas à vous nuire. Un petit e-mail suffira pour faire disparaître ou modifier le contenu.

Pour surveiller votre réputation, vous pouvez utiliser un système d’alertes par e-mail ou par RSS (à condition de consulter vos flux RSS régulièrement !). Les services d’alertes doivent être paramétrés avec votre “Prénom Nom” entre guillemets. Cependant, vous pouvez aussi rajouter d’autres mots-clés pour être informé des nouveaux contenus en rapport avec votre expertise ou vos activités. Ces services ne sont pas dédiés uniquement à la surveillance de la réputation individuelle. Ils peuvent être utiles pour : suivre l’évolution d’une affaire ; obtenir des informations sur un concurrent ou un secteur d’activité ; connaître l’actualité d’une personnalité ; suivre les résultats d’une équipe sportive ; etc…

Les systèmes d’alertes décrits ci-dessous ne peuvent pas surveiller ce qui se dit sur des espaces privés, par exemple votre profil Facebook. Mais, comme il s’agit d’espaces privés, en théorie, personne ne devrait y avoir accès. Cependant, étant donné que certains recruteurs et employeurs essayent de s’introduire sur ces espaces privés pour obtenir des informations confidentielles et personnelles, soyez vigilant ! Cette possible intrusion dans votre vie privée nécessite un contrôle strict des “amis” que vous ajoutez sur vos profils dans les réseaux sociaux. En invitant vos collègues de bureau ou des personnes que vous ne connaissez pas vraiment, vous ouvrez potentiellement une brèche dans le mur qui sépare votre vie privée et votre vie professionnelle.

D’une manière générale, vous ne perdrez jamais votre temps en appelant votre entourage social ou professionnel à faire preuve de “bon sens numérique” lorsqu’il publie des photos ou des contenus qui vous concerne sur leur propre espace. On pourrait appeler ça de la prévention routière numérique ! Définir un code de la route numérique fait partie des objectifs de ce blog, alors n’hésitez pas à faire des commentaires pour partager vos idées.

III. Les services d’alertes gratuits

Google alertes

Le service est ouvert à tous, y compris ceux qui n’ont pas de compte Gmail. Cependant, pour créer une alerte, vous devez d’abord créer un compte sur Google. Les alertes sont envoyées à l’adresse e-mail que vous avez utilisée pour créer votre compte. L’envoi des alertes se fait uniquement par e-mail.

Pour chaque alerte créée, vous devez spécifier :
– Les termes recherchés (en l’occurrence “Prénom Nom” s’il s’agit de surveiller votre réputation numérique)
– Le type de contenu recherché : Actualités, Web, Groupes ou Tous les types. Il est préférable de choisir l’option “Tous les types”.
– La fréquence d’envoi d’une alerte : une fois par jour, une fois par semaine ou selon l’actualité.

Ce service vous alerte à chaque fois que Google référence dans son moteur de recherche un nouveau contenu. Etant donné que Google est le moteur de recherche le plus utilisé, c’est un choix intéressant pour faire votre veille. Cependant, Google n’indexe pas forcément tous les contenus. Leur système d’alertes n’est donc pas fiable à 100%.

Google repère les nouvelles publications très vite. Mais, il ne permet pas un paramétrage précis des critères de recherche. Il n’existe pas de filtres permettant de réduire le “bruit”. Il s’agit par exemple d’exclure les contenus produits par vous-même ou ceux concernant un homonyme. Par exemple, si vous avez un homonyme spécialisé sur l’immobilier et que vous êtes spécialisé sur l’automobile, il est utile de pouvoir créer un filtre pour exclure des résultats les mots courants du secteur de l’immobilier. Ainsi, vous ne recevez pas les alertes qui ne vous concernent pas.

Site : http://www.google.com/alerts

Favebot

Favebot (pour FAVorit roBOT) est très bien fait. Pendant les tests, Google a parfois ignoré certains contenus qui ont été détectés par Favebot, mais l’inverse est aussi vrai ! C’est peut-être parce que Favebot cherche du contenu sur plusieurs moteurs de recherche et pas uniquement sur le moteur de recherche de Google. Favebot ne propose pas non plus de filtres.

Favebot permet de surveiller 9 types de sources différents :
Blogs
Livres
DVDs
Evènements
Musique
Actualités
Photos
Podcasts
Vidéos

Pour faire de la publicité, les spammeurs créent de faux blogs avec de vraies publicités ! On appelle ça des splogs. Un nouveau fléau ! En raison du spam provenant du service de blogs de Google (Blogger/BlogSpot), tous les contenus provenant de ces blogs sont bloqués par Favebot. Par ailleurs, toujours à cause du spam, Favebot bloque aussi les contenus provenant de noms de domaine qui se terminent par .info. Donc, si vous êtes cité par un blog en .info, par exemple www.reputation.axiopole.info, vous ne serez pas alerté par Favebot. Décevant ! Comme toujours avec les filtres anti-spams, il y a des dommages qui sont parfois plus que collatéraux. Les explications du concepteur sont à lire ici.

Malgré ces précautions, Favebot propose quand même des liens qui renvoient vers des sites qui tentent d’installer des virus sur votre ordinateur ou des blogs purement publicitaires, alors que Google ne propose jamais ce genre de lien. Il semble que Favebot ne soit pas aussi bien armé que Google pour lutter contre les spammeurs et les pirates.

Favebot délivre les alertes uniquement par flux RSS. Pour obtenir vos alertes par e-mail, il existe un service français efficace, gratuit et simple : Xfruits. Une fois inscrit, pour créer une alerte, allez sur la page d’accueil, puis cliquez sur “RSS to Mail”. Favebot vous fournit un lien URL spécifique pour chacune de vos alertes, il suffit de reprendre ce lien URL dans Xfruits. A noter qu’il est aussi possible sur Xfruits d’agréger plusieurs flux RSS en un seul qu’on peut ensuite recevoir par e-mail. Par ailleurs, Favebot propose sur son site d’autres options pour recevoir les alertes par e-mail, lire ici.

Site : http://www.favebot.com/

SearchAlert.net

SearchAlert ne fait des recherches que sur Google. Il est cité pour information, car je n’ai jamais pu valider mon inscription. Après 2 tentatives, j’attends toujours l’e-mail pour activer mon compte !

Site : http://www.searchalert.net/

IV. Surveillez la blogosphère !

La blogosphère, terrain de jeu du web 2.0, mérite une attention particulière. Pour des alertes ciblées, vous pouvez utiliser l’un des 3 services suivants :

Google Blog Search

Lancez une recherche sur votre prénom et nom dans ce moteur. Vous trouverez un flux RSS directement dans la barre d’adresse de votre navigateur. Ce flux vous permettra de suivre les nouvelles publications concernant votre prénom et votre nom dans la blogosphère. Ce moteur est très efficace et le référencement vraiment rapide.

Site : http://blogsearch.google.com/

Technorati

Technorati est un moteur de recherche spécialisé sur les blogs. Lancez une recherche, et une fois que les résultats sont affichés, vous avez le bouton “Subscribe” en haut à droite. Cliquez sur ce bouton pour ajouter un flux à votre lecteur RSS.

Comparé à Google Blog Search, les résultats fournis sont très médiocres… une vraie passoire ! On peut même se demander si Technorati fournit des résultats…

Site : http://www.technorati.com

Icerocket blog search

Même système que sur Google blog search. Icerocket est parfois complémentaire de Google. L’utilisation des 2 en parallèle peut être utile, mais n’est pas forcément indispensable car les performances de ces 2 moteurs sont équivalentes.

Site : http://www.icerocket.com

V. Les services d’alertes payants

Pleegs

Pleegs est un nouveau service très prometteur, que je cite pour information car il est en cours de développement. Il est le seul à proposer des filtres très sophistiqués qui permettent de cibler ses alertes avec beaucoup de précision. On peut recevoir ses alertes par e-mail ou RSS. Un billet complet sera publié dès que le service sera opérationnel.

Ce service sera disponible sur abonnement à partir de 29.95€/mois. Pleegs est compétitif pour les entreprises, mais son prix est un peu trop élevé pour les particuliers.

Site : http://www.pleegs.com

Online Reputation Monitor (Distilled)

Ce service propose un système d’alertes sur des mots-clés. Il existe un système de filtres. Le service en images : http://reputation.distilled.co.uk/pages/screenshot

Les différentes offres sont décrites ici  (prix en £) – soit pour l’offre de base $9.99 USD par mois.

Site : http://reputation.distilled.co.uk/

Attenalert

Même service et même prix que le service précédemment cité “Online Reputation Monitor”.

Site : http://www.attenalert.com

ReputationDefender

Pour $9.95 / mois, ReputationDefender recherche les contenus qui vous concernent sur Internet (réseaux communautaires, blogs, sites d’informations, réseaux de partage d’images, de vidéos et de musique).

Ce service vous propose également de “détruire” le contenu qui vous gêne pour $29,95 par item à supprimer. On reparlera dans un prochain billet de l’efficacité des offres de nettoyage. En attendant, mieux vaut vous abstenir.

L’offre de service est décrite en détail ici.

Site : http://www.reputationdefender.com/

Indigo Stream Technologies

Indigo Stream Technologies propose un service d’alerte : GoogleAlert. Rien à voir avec Google Alertes, il ne s’agit pas d’un service de Google ! Les recherches se font uniquement sur Google. Une brochure présente le service et les différents tarifs (entre $4,95 / mois et $39,95 / mois).

Il est possible de s’inscrire gratuitement. Dans ce cas, vos recherches sont limitées à 3 expressions et GoogleAlert n’affiche que les 50 premiers résultats pour chaque expression. GoogleAlert propose des recherches avancées avec des filtres et permet également d’affiner les résultats grâce à un tri par pertinence.

Site : http://www.googlealert.com/products.php

Copernic Agent Professional

A la différence des autres services présentés, il ne s’agit pas d’un service en ligne, mais d’un logiciel qui s’installe sur votre poste de travail. Copernic Agent Professional consulte simultanément plus de 1000 moteurs de recherche, combine leurs résultats et supprime les résultats identiques. Copernic propose un système de veille avancé :
– Veille de pages Web pour détecter les changements de contenus
– Veille de recherches pour repérer de nouveaux résultats

Il existe plusieurs versions du logiciel, mais seul Copernic Agent Professional vous alerte par e-mail des nouveaux résultats. Les autres versions moins chères ne proposent pas cette fonction et du coup, c’est sans intérêt car il est peu probable que vous ayez le temps de lancer cette recherche tous les jours.

Le prix de 79,95 euros/USD est assez élevé, mais cela revient à un abonnement de 8 mois pour les services qui vous facturent $10 par mois. Attention, le logiciel fonctionne uniquement avec les plate-formes suivantes : Windows XP/2000/NT/Me/98/95. Le service client n’est pas en mesure de donner une date de mise à jour du logiciel pour Vista. Cependant, l’éditeur m’a informé que leur logiciel fonctionnait quand même sur Vista, sauf pour le système d’alertes par e-mail. Donc, si vous êtes sur Vista, passez votre chemin…

Pour avoir un aperçu et faire un test sans risque, vous pouvez télécharger une version gratuite.

Site : http://www.copernic.com

iGooq (Filteris)

iGooq est un service haut de gamme réservé aux dirigeants et personnalités publiques. Lorsqu’une personne fait appel à iGooq pour comprendre son image sur le Web, un consultant définit d’abord les différents registres dans lesquels s’intègre cette personne, pour pouvoir ensuite la comparer à d’autres personnes qui se classent dans les mêmes registres. Cette étude comparative permet de paramétrer les outils informatiques de Filteris qui calculent différents indicateurs de mesure. Les résultats sont finalement synthétisés dans le rapport qui est remis au client.

Le prix de l’analyse dépend des besoins du client en termes de compréhension de son image Web : paramètres de l’analyse, indicateurs sélectionnés, fréquence de l’analyse… Le coût d’une analyse Buzz, par exemple, se situe entre $1000 USD et $6000 USD.

Site : http://www.igooq.com

Trackur

Ce service est bien fait, avec un système de filtres sophistiqués, des alertes par e-mail ou RSS. Il a été lancé par Andy Beal, auteur du livre “Radically Transparent” et expert de la gestion de la réputation en ligne pour les entreprises.

On peut essayer le service gratuitement pendant 14 jours. Les prix vont de $18 USD / mois pour un service de base jusqu’à $188 USD / mois.

Site : http://www.trackur.com/

VI. Que choisir ?

Les services payants offrent beaucoup plus de valeur ajoutée que les services gratuits. En général, l’agrégation des contenus est plus conviviale, mais surtout ils proposent des filtres qui sont très utiles pour ne pas perdre du temps à lire un contenu qui ne vous concerne pas.

Sur le gratuit, le minimum serait une combinaison de Google Alertes + Google Blog Search.  Il semble dangereux d’utiliser Favebot car vous risquez de laisser passer des contenus importants du fait de sa politique d’exclusion de certains noms de domaines (.info) et services de blogs (blogger.com).

Pour les services payants, Pleegs s’annonce comme un service très prometteur. Copernic Agent Profesional est un bon choix puisque vous payez $80 USD une seule fois au lieu d’un abonnement mensuel qui peut devenir très coûteux dans la durée. Cependant, l’utilisation de ce logiciel peut-être assez complexe pour les profanes. Contrairement à la plupart des offres, il faut prévoir un certain temps d’auto-formation et prier pour que le logiciel soit un jour disponible sur Vista. L’absence de mise à jour pour Vista est quand même inquiétante…

Le choix entre gratuit et payant dépend de votre perception de la valeur ajoutée d’une veille sur votre prénom et nom et de votre évaluation des risques qui pèsent sur votre réputation numérique. Surveiller votre réputation sur Internet aura probablement plus d’importance si vous êtes consultant, freelance ou chercheur d’emploi que si vous êtes fonctionnaire ou retraité !

Il manque clairement un service payant à forte valeur ajoutée ciblé sur les particuliers avec un tarif attractif autour de $3 à $5 USD / mois. Pour l’instant, ce marché vise principalement les entreprises et les prix sont en conséquence… dommage !

D’une manière générale, le marché est émergent et les offres sont plus que perfectibles. Les tests ont été réalisés sur les 6 derniers mois et les résultats étaient globalement incertains et approximatifs. On comprend pourquoi quand on analyse la complexité du défi : chercher chaque jour une aiguille dans une meule de foin…

Just for .me !

Le nom de domaine “.me”, c’est nouveau, ça vient de sortir comme dirait Coluche ! Il s’agit d’une nouvelle extension accordée au Montenegro suite à son indépendance.

Ce nom de domaine a peut-être un fort potentiel en particulier dans le domaine du personal branding. Mais, c’est à vérifier…. d’autant que les francophones y seront sans doute moins sensibles.

Conscient des enjeux économiques, le Montenegro autorise l’enregistrement librement sans avoir aucun document à fournir. On peut déjà acheter ce nom de domaine par exemple chez :

http://www.godaddy.com

http://www.ovh.com

http://www.gandi.net

A quand le .me just for .you ?

Le site officiel : http://www.domain.me

Les outils pour construire et gérer votre réseau de références (3/3)

Billet sur le thème de la réputation professionnelle sur Internet en 3 parties, vous lisez la partie 3.

Partie 1 : “Comment gérer votre réputation en tant que professionnel ?”

Partie 2 : “Construire votre réseau de références”

Dans les 2 premiers billets, nous avons abordé plusieurs notions :

– références professionnelles
– références sociales
– recommandations
– réseau de contacts
– réseau de références
– sphère de confiance ou contexte de confiance

Si vous n’avez pas le courage de lire ou relire les précédents billets, voici un résumé :

1. Les recruteurs et employeurs évaluent la réputation d’un professionnel à partir de ses références et de leurs recommandations (orales ou écrites).

2. Vous avez des références professionnelles parmi vos anciens ou actuels managers, collègues, collaborateurs, clients, fournisseurs ou partenaires. Vous avez également des références sociales (amis et personnes de votre réseau social ou associatif).

3. Beaucoup de professionnels sont confrontés à 2 problèmes majeurs :

1er problème – La perte de leurs références. Vous perdez vos références d’autant plus vite au fur et à mesure de votre mobilité professionnelle (changement d’entité, de fonction,…) et au fur et à mesure de votre mobilité géographique (pays, région,…).

2ème problème – L’utilisation des références en mode pompier (quand tout va mal). Pourquoi faire appel à vos références uniquement pour une recherche d’emploi ? Vos références pourraient vous aider à obtenir une promotion, une augmentation de salaire ou un nouveau poste ! Quand tout va mal, c’est souvent trop tard pour gérer ses références.

4. En tant que professionnel, il est important de construire 2 réseaux :

a. Votre réseau de contacts – Il s’agit de votre carnet d’adresses : toutes les personnes avec qui vous avez été en contact au moins une fois en face à face ou en virtuel. Ce réseau vous permettra d’obtenir des mises en relation et probablement de retrouver vos références perdues ! Ce qui compte, c’est la quantité de vos contacts afin de réduire le nombre d’intermédiaires qui vous permettent d’entrer en relation avec quelqu’un.

b. Votre réseau de références – Il s’agit de votre réseau de références sociales et professionnelles, qu’on pourrait aussi appeler votre réseau de confiance. Ce réseau vous aidera pour votre carrière au sein de votre entreprise, pour gagner des contrats si vous êtes consultant, mais aussi bien sûr pour une future recherche d’emploi. Il s’agit d’un réseau qualifié (connaissances mutuelles fortes) et de qualité (ce n’est pas la quantité qui compte !).

5. Un réseau de références ou réseau de confiance = Ceux en qui j’ai confiance et qui ont confiance en moi (confiance mutuelle). A l’intérieur de ce réseau, pour chaque personne, une sphère de confiance est définie. Cette sphère de confiance peut inclure des fonctions, expertises, compétences et qualités humaines. Il s’agit des éléments sur lesquels vous accordez votre confiance à une personne de votre réseau. Ces éléments seront décrits à travers les recommandations de vos références, soit orales (lors d’interviews avec des recruteurs) ou écrites (lettres de recommandation). A l’inverse, à l’extérieur de la sphère de confiance, vous n’êtes pas à l’aise pour dire que vous avez confiance dans cette personne même si elle fait partie de votre réseau de références. Il est effectivement très rare qu’on ait une confiance illimitée et absolue vis-à-vis des personnes de notre entourage professionnel ou social.

Ce petit résumé des précédents billets permet de comprendre les enjeux liés à la gestion de votre réputation en tant que professionnel. Pour construire et gérer votre réseau de références, il existe 2 types d’outils :

Les réseaux sociaux professionnels comme Linkedin, Ecademy, Viadeo et 6nergies (Xing ne propose pas de système de recommandations). Ces réseaux sont spécialisés dans la mise en relation et la gestion de votre réseau de contacts professionnels. Mais, ils disposent également de fonctions permettant d’obtenir des recommandations ou témoignages. On peut alors obtenir un aperçu de votre réseau de références à travers la liste des personnes qui ont rédigé des recommandations pour vous.

Les outils de gestion des références professionnelles comme CV 2.0, Naymz, Repvine, iKarma, Rapleaf, TrustPlus ou Gorb. Ils ne sont pas tous conçus dans une logique de “réseau de références”, mais ils permettent de facto de créer un réseau de références à partir de la liste des personnes qui ont rédigé des recommandations, des feed-back ou des témoignages. iKarma, Rapleaf, TrustPlus et Gorb proposent également aux vendeurs des systèmes de notation plus ou moins sophistiqués sur le même modèle qu’eBay.

I. Les réseaux sociaux professionnels

Le principe des réseaux sociaux professionnels est simple : obtenir des mises en relation en mettant en ligne votre carnet d’adresses pour pouvoir utiliser celui de vos contacts. C’est un jeu gagnant / gagnant. Vous rendez public votre carnet d’adresses pour pouvoir accéder non seulement au carnet d’adresses de vos contacts, mais aussi à celui des contacts de vos contacts jusqu’à 3 ou 4 degrés.

A titre personnel, mes 259 contacts sur Linkedin me permettent d’entrer en relation avec 85.600 personnes (2ème degré). Ces 85.600 personnes peuvent à leur tour me mettre en relation avec 4.263.600 personnes (3ème degré). Ces chiffres varient tous les jours, plus les personnes de votre réseau de contacts ajoutent des contacts à leur propre réseau et plus cela augmente le nombre de personnes que vous pouvez contacter … si vous payez un abonnement. Et oui, ce n’est pas gratuit, ou en tout cas, pas totalement selon les services.

Les réseaux sociaux professionnels ont été conçus pour gérer votre réseau de contacts et pour organiser des mises en relation, mais ils peuvent également être utilisés pour gérer votre réseau de références. Voici un tour d’horizon des acteurs majeurs sur le marché :

Linkedin est le leader mondial avec 20 millions d’utilisateurs. Très peu présent en France jusqu’à présent, Linkedin vient de signer un partenariat avec l’APEC qui devrait l’aider à s’implanter rapidement en France.

Xing est un service d’origine allemande. C’est le leader européen avec 5 millions de membres, mais il ne propose aucun système de recommandations. Il ne peut pas être utilisé pour gérer votre réseau de références.

Viadeo est le leader français avec 2 millions d’utilisateurs. Il est utile surtout si vous vivez et travaillez en France. Mais ce service a des ambitions mondiales.

Ecademy est un service britannique qui compte 300.000 utilisateurs. Très utile si vous travaillez au Royaume-Uni.

6nergies est un service français qui compte 20.000 membres et qui propose des applications originales et sans publicité.

Tout comme pour les sites de rencontres amoureuses, ces réseaux professionnels augmentent leur valeur ajoutée par la masse de leurs utilisateurs. Plus il y a de membres, plus le nombre de mises en relation possibles augmente. En théorie, il est donc préférable de s’inscrire sur les services leaders de votre marché. Mais rien ne vous empêche de vous inscrire sur plusieurs services.

A l’inverse, les outils de gestion de vos références ne sont pas confrontés à ce problème de masse critique. L’objectif n’est pas de vous mettre en relation, mais de gérer votre réputation professionnelle. Si vous sollicitez 10 personnes pour devenir vos références, le nombre total d’utilisateurs du service vous importe peu !

La plupart des réseaux professionnels proposent un système de recommandations. Vous avez donc le “tout en un” : gestion de votre réseau de contacts et de votre réseau de références. Mais, il y a bien sûr quelques inconvénients :

– Peut-on inviter une personne de la même manière dans son réseau de références et dans son réseau de contacts (le plus souvent via un message impersonnel envoyé automatiquement à tout votre carnet d’adresses) ? En général, on ne gère pas de la même manière un contact et une référence.

– Est-il pertinent de laisser vos contacts accéder librement aux noms de vos références et inversement ? Etre sur un carnet d’adresses est beaucoup moins engageant que d’être sur une liste de références. La confidentialité peut être très importante pour certaines personnes. Il est donc préférable d’avoir un espace dédié.

– Certaines personnes peuvent accepter de devenir une référence en rédigeant une recommandation mais elles n’ont pas forcément envie :
1. de mettre leur carnet d’adresses sur la place publique
2. de jouer les intermédiaires ou tiers de confiance à travers de multiples demandes de mise en relation
3. de recevoir des propositions commerciales ou des propositions de recruteurs via les offres de mise en relation directe proposés dans les abonnements Premium de Linkedin ou Viadeo par exemple. Ces offres permettent à n’importe qui de contacter vos références directement sans intermédiaire. Certains parlent de “spam social” pour décrire le spam sur les réseaux sociaux. Pour comprendre le phénomène, lisez ce billet du 4 juillet 2008 dans un blog : Le spam social de Viadeo. Le spam social correspond aussi aux invitations qu’on reçoit d’inconnus qui souhaitent qu’on les ajoute à nos contacts afin qu’ils puissent ensuite accéder à la liste de nos contacts. Ces nuisances pourraient conduire vos références à fermer leur compte.

– Comment montrer les recommandations de votre profil Linkedin sur votre profil Viadeo ou l’inverse ? Si vous changez de pays et que dans ce nouveau pays, il faut vous inscrire sur un autre service, vous risquez de perdre vos recommandations (Linkedin est bien implanté aux Etats-Unis et Viadeo en France).

– Si vous abandonnez un service pour un autre plus adapté à vos besoins, est-ce que vos références vous suivront à chaque changement ?

– Comment montrer vos recommandations sans obliger votre interlocuteur à s’inscrire sur le service que vous avez choisi ? Un recruteur ou un prospect doit d’abord s’inscrire sur le service que vous avez choisi avant de pouvoir accéder à vos recommandations et surtout aux profils de ceux qui ont fait ces recommandations.

Toutes ces contraintes s’expliquent en partie par la finalité des systèmes de recommandations pour les services de mises en relation. Des recruteurs, des consultants, des commerciaux payent des abonnements pour pouvoir contacter des chercheurs d’emploi ou des prospects. Les demandes de mise en relation étant payantes, il est important de pouvoir évaluer la réputation du professionnel qu’on veut contacter. Le système de recommandations permet de répondre à cette question : Est-ce que cela vaut la peine de payer pour vous contacter ?

Par ailleurs, au titre des contraintes, il est probable que Linkedin n’a pas d’intérêt à ce que vous utilisiez vos recommandations sur Viadeo ou sur Xing tout comme eBay n’a pas d’intérêt à vous laisser utiliser votre réputation de vendeur eBay sur d’autres sites de e-commerce. Il s’agit d’un système fermé.

Pour pallier les problèmes liés aux services « Tout en Un » (contacts + références), de nouveaux services sont apparus et se sont spécialisés sur la gestion de la réputation.

II. Les outils de gestion des références professionnels et sociales

Les outils de gestion des références professionnelles et sociales sont complémentaires des réseaux sociaux professionnels car ils ne sont pas conçus pour les mises en relation et la gestion de vos contacts.

Ils permettent de créer un profil public ou privé sur lequel vous allez afficher les noms de vos références et leurs recommandations. Pour promouvoir votre réputation, il suffit de renvoyer vers votre profil en ligne. Vous pouvez aussi imprimer ce profil en ligne et l’annexer ou l’intégrer à votre CV papier.

Si vous avez lu le précédent billet, vous savez que j’ai conçu un service de gestion des références (CV 2.0) et que je dirige la société qui propose le service. Depuis novembre 2007, ce blog me permet de partager avec vous mes années de recherche et de développement sur le thème de l’identité et de la réputation numériques. Pour ce billet en particulier, compte tenu du conflit d’intérêts entre ma position de blogueur et ma position vis-à-vis de CV 2.0, je vous conseille de vous inscrire sur les services cités pour vous faire votre propre opinion. Cette réserve faite, voici un panorama des outils existants :

1. Repvine est un service entièrement dédié à la gestion de vos références. Vous créez un réseau et seules les personnes qui font partie de votre réseau peuvent rédiger des recommandations. Cependant, une fois connecté avec une personne, vous ne maîtrisez plus le contenu de sa recommandation, sauf à engager une procédure à travers un formulaire spécial. Voici les raisons de ce choix extrait des FAQ :

« With RepVine, you get to decide who contributes, that is, who makes up your community, but you do not get to decide or change what your community says about you. If you invite a friend or a customer to contribute, or accept a request for contribution from a friend or customer, they will most likely say good things, but they might also say something slightly neutral or perhaps something that you think is a little too honest or even negative. None of us are perfect, and our references will reflect that. […] » Source http://www.repvine.com/footer/faq.php#D

Cependant, pour contrebalancer la publication potentielle de contenus négatifs, mais également pour fiabiliser le contenu publié, Repvine propose un système de vote sur chaque recommandation. Chaque personne de votre communauté peut voter sur le contenu publié par les autres membres de votre communauté. Si vous obtenez une recommandation, qu’elle soit positive, neutre ou négative, sa valeur ou pertinence peut être réduite ou augmentée par les membres de votre communauté par des votes en accord ou désaccord.

Repvine vous permet de rassembler dans votre réseau de références des personnes sur 4 dimensions : amis, famille, professionnel et romance. La vidéo « Dating » n’est plus disponible sur leur page (cliquez ici pour la voir http://www.youtube.com/watch?v=8NcUQAd-YuA) ; si vous voulez vous détendre, regardez les 2 autres vidéos disponibles : http://www.repvine.com/videos/.

Pour un aperçu du service, visitez le profil de cet utilisateur qui pourrait être l’un des fondateurs de Repvine (impossible de trouver le nom des porteurs de ce projet) :
http://www.repvine.com/members/hyardeny/

2. Naymz a déjà été présenté dans le billet “Créer votre marque personnelle“. Ce service a été conçu à l’origine comme un agrégateur de contenus sur un profil en ligne (à partir de vos flux RSS). Naymz vous permet ensuite de promouvoir votre profil dans les liens sponsorisés des moteurs de recherche. Fin 2007, Naymz a ajouté de nouvelles fonctions orientées vers la gestion de la réputation professionnelle. Vous pouvez solliciter des recommandations et vous créez un réseau mixant contacts et références. On fait la différence entre un contact et une référence à travers la rédaction d’une recommandation. Un contact ne rédige pas de recommandation.

Voici la liste des fonctionnalités proposées :
– Créer un profil en ligne (photo, présentation, coordonnées,…) et créer votre réseau de références (dans la limite de 10 avec le compte gratuit),
– Agréger les flux RSS (photos, vidéos, blogs, favoris,…) des services que vous utilisez (Flickr, Youtube,…),
– Créer votre Naymz Reputation Network. Il s’agit de votre réseau de contacts et de références comme sur Linkedin,
– Rechercher des personnes sur un moteur de recherche parmi tous les inscrits Naymz pour trouver des partenaires, des clients,…
– Référencer votre profil Naymz dans les liens commerciaux des 3 principaux moteurs de recherche (pour $4.95 USD par mois),
– Surveiller les publications en ligne qui vous concerne (Reputation Monitor)

Naymz a aussi mis en place son propre système d’évaluation de votre réputation (votre RepScore). Plus vous êtes transparent sur le nombre d’information que vous publiez dans votre profil, plus vous gagnez des points. Vous gagnez par exemple 5 points pour chaque lien web ajouté sur votre profil, 5 points par tags et par e-mails que vous ajoutez sur votre profil,… Votre RepScore s’affiche sur la droite de votre profil avec une note de 1 à 10.

Votre profil s’affiche publiquement, mais vous pouvez cacher vos coordonnées. Seuls les utilisateurs inscrits sur Naymz peuvent vous contacter via un formulaire ou via vos coordonnées (téléphone, adresse,…). Si vous avez l’abonnement Premium, vous pouvez aussi être contacté par les personnes qui ne sont pas inscrites sur Naymz. Cet abonnement permet non seulement d’autoriser les utilisateurs non inscrits à vous contacter, mais il permet aussi de retirer les bandeaux publicitaires qui entourent les contenus de votre profil.

Lorsqu’une personne de votre réseau de contacts rédige une recommandation pour vous, vous ne pouvez pas refuser ou modifier son contenu. Mais si le contenu ne vous plaît pas, il suffit de retirer l’utilisateur de votre réseau (son nom et sa recommandation disparaît de votre profil et de votre réseau).

Pour avoir un aperçu du service, visitez le profil de l’un des 3 fondateurs, Nolan Bayliss : http://www.naymz.com/search/nolan/bayliss/5

Les recommandations se trouvent dans le cadre “Endorsements” en dessous des coordonnées et la liste des références est sur la colonne de droite.

3. CV 2.0 est une solution de gestion des références qui vous permet d’intégrer dans votre CV papier ou votre CV en ligne, les recommandations de vos références professionnelles et sociales. CV 2.0 est un système ouvert (non exclusif) qui vous permet de centraliser vos recommandations et de les publier sur tous les services et supports de votre choix y compris Naymz ou Repvine !

Centraliser vos recommandations est utile si vous êtes inscrit sur plusieurs réseaux professionnels. CV 2.0 vous permet de garder le contrôle total des contenus proposés par vos références. Si le contenu d’une recommandation ne vous convient pas, vous pouvez suspendre l’utilisateur de votre réseau (il devient invisible sur votre profil public). Vous lancez ensuite une procédure de révision pour ajuster et discuter le contenu de votre recommandation avec son auteur. Le but principal n’est pas d’écarter le contenu négatif ou neutre, mais d’orienter le texte sur certaines actions plutôt que d’autres pour mettre vos recommandations en cohérence avec votre futur projet professionnel. Vous pouvez ainsi décrire les compétences et les réalisations les plus importantes pour vous aider à mettre en œuvre votre projet. CV 2.0 fonctionne donc dans une logique d’image de marque (Personal Branding).

Voici la liste des fonctionnalités proposées :
– Profil en ligne sous forme d’un mini site web (public ou privé),
– Choix entre plusieurs couleurs différentes pour votre charte graphique,
– Aucune publicité sur votre profil, même sans abonnement,
– Vos visiteurs n’ont pas besoin de s’inscrire sur CV 2.0 pour vous contacter ou pour voir vos recommandations,
– Option pour afficher votre mini site web en 2 langues de votre choix – La traduction de vos contenus est à votre charge,
– Possibilité d’insérer une vidéo pour vous présenter (via un service d’hébergement type Google Vidéo),
– Confidentialité et sécurisation de l’accès à vos pages avec un système de code d’accès. Mais, vous pouvez aussi laisser votre profil en accès libre et même le référencer sur les principaux moteurs de recherche et dans des annuaires spécialisés.

Ce service est 100% gratuit pour les particuliers. Il existe une offre pour les entreprises de plus de 1000 salariés pour la gestion de la mobilité interne.

Des annuaires seront ajoutés au service actuel dans quelques semaines pour vous permettre de référencer votre CV 2.0 dans différentes catégories d’annuaires spécialisés.

Pour voir un exemple de CV 2.0, visitez www.mycv20.com !

4. Pour terminer ce panorama, voici une présentation groupée de 4 services : iKarma, Rapleaf, TrustPlus et Gorb. Ces services s’inspirent du système de gestion de la réputation d’eBay. Vous trouverez dans un billet antérieur une présentation du mode de fonctionnement de ses services (Lire ce billet) :

Ce billet vous permettra d’évaluer la pertinence de ces outils pour la gestion de votre réputation en tant que professionnel. Si vous n’avez pas le courage ou le temps de lire ce billet, voici un résumé en quelques mots :

iKarma, Rapleaf, TrustPlus et Gorb sont pertinents pour évaluer votre réputation en tant que vendeur ou acheteur. Mais, ils sont inadaptés, voire dangereux, pour l’évaluation de votre réputation professionnelle. En effet, ils autorisent des témoignages neutres ou négatifs sur votre profil et certains autorisent même les contributions anonymes. Vous prenez donc le risque à moyen terme de détruire votre réputation professionnelle.

III. Comment choisir ?

Si le choix d’un service n’est pas évident pour vous, si vous avez du mal à évaluer vos besoins, voici quelques questions pour vous stimuler :

– Compte tenu de ma disponibilité et de mes projets professionnels, faut-il utiliser un réseau social professionnel (un service « tout en un », c’est-à-dire contacts + références) pour gagner du temps ou un service spécialisé en plus ?

– Est-ce que le service qui a ma préférence répond à mes besoins immédiats et futurs ?

– Le service est-il disponible dans ma langue maternelle ou dans celle de mes visiteurs (recruteur, prospect, références,…) ? S’agit-il d’un service local ou international ?

– Est-ce que de la publicité sur le profil affichant mes références est acceptable pour mes visiteurs ? Par exemple, si vous postulez pour un emploi chez Peugeot et que votre profil affiche une publicité pour Toyota.

– Est-ce que le service impose à mes visiteurs de s’inscrire pour voir mes références et leurs recommandations ? Faut-il s’inscrire pour pouvoir me contacter ?

– Est-il possible d’exporter ou de rendre accessible facilement mes références sur d’autres sites ou sur un support papier ? En d’autres termes, est-il possible de montrer mes recommandations Linkedin sur Viadeo ou celles de Viadeo sur Ecademy ?

– Est-ce que le design de mon profil en ligne est en cohérence avec les exigences ou les attentes de mes visiteurs ? (ergonomie, charte graphique,…)

Nous sommes tous uniques et votre choix le sera aussi ! N’hésitez pas à partager vos avis ou vos découvertes dans les commentaires. Votre opinion, accompagnée si possible de vos arguments, fera avancer le débat et progresser tous ces services 😉

Billet sur le thème de la réputation professionnelle sur Internet en 3 parties, vous lisez la partie 3 – Partie 1Partie 2

Identité personnelle Vs Réputation professionnelle

Sur Internet, il est important de protéger son identité personnelle et de promouvoir sa réputation professionnelle.

I. Pourquoi faut-il protéger votre identité personnelle ?

Votre identité personnelle n’est pas uniquement composée de votre prénom et de votre nom. Elle concerne aussi les informations suivantes :

– Adresse privée
– Date de naissance
– Téléphone privé
– E-mail personnel
– Identifiant / Mot de passe
– Numéro de sécurité sociale / assurance sociale
– Nom de jeune fille
– Identifiant pour les impôts
– Numéro de permis de conduire
– Numéro de carte de crédit
-…

Grâce aux moteurs de recherche, il est très facile d’agréger les données qui sont dispersées sur plusieurs sites. Certaines informations sont disponibles sur votre profil public Plaxo, Myspace, Facebook ou Linkedin,… On peut trouver votre date de naissance ou vos coordonnées sur les réseaux sociaux, mais aussi sur des services comme Skype par exemple.

Or, l’agrégation de vos données personnelles est une porte ouverte au vol d’identité. Un crime en pleine expansion en France et qui touche déjà des millions d’Américains et de Canadiens chaque année. Avec des informations comme votre nom, votre adresse et votre date de naissance, voici ce qu’il est possible de faire dans certains pays :
– Ouvrir un compte bancaire à votre nom pour contracter des emprunts, faire des chèques sans provision, demander des cartes de crédit
– Acheter des véhicules, voyager, …
– Ouvrir des lignes téléphoniques
– Créer de faux papiers d’identité ou des passeports
– Organiser un mariage blanc en votre nom
– …

Grâce aux informations disponibles sur votre identité personnelle, on peut aussi essayer de deviner votre mot de passe ou trouver des réponses aux questions secrètes qui servent à sécuriser l’accès aux sites bancaires ou administratifs.

Nul besoin de pirater votre ordinateur. Tout cela est possible en regroupant les informations que vous avez rendues publiques sur différents services en ligne ou qui ont été rendues publiques par d’autres.

Voici un extrait d’un article du Figaro pour illustrer :
“Subtiliser l’identité d’un tiers peut se révéler d’une facilité enfantine. Il suffit de connaître le nom, la date de naissance et la localité de naissance. Des informations qui peuvent être récupérées notamment dans les boîtes aux lettres. «Ensuite, le fraudeur va faire une demande par courrier à la mairie de naissance de la victime pour obtenir un acte de naissance authentique, indique Vincent Lafon, responsable du Bureau de la fraude documentaire de la Police aux frontières, la plupart des mairies ne demandent pas plus de détails». Une fois ce document en main, le contrevenant déclare la perte où le vol de l’ensemble de ses papiers dans un commissariat de police. Muni de l’acte de naissance, la déclaration de vol et quelques factures d’EDF falsifiées, il lui sera facile d’obtenir passeport, permis et carte d’identité… avec la photo de son choix. Cette opération peut alors être reproduite dans plusieurs préfectures.”

Pour protéger votre identité personnelle, voici 2 règles très simples :

Règle 1 : Ne mettez pas votre adresse personnelle sur des profils publics. Quelqu’un pourrait ensuite vous rendre visite à votre domicile pour fouiller vos poubelles ou votre boite aux lettres afin d’obtenir les informations qui lui manquent pour voler votre identité. Par contre, vous pouvez donner votre adresse dans le cadre de transactions privées et sécurisées, par exemple pour une livraison via un site de e-commerce.

Règle 2 : Ne mettez pas votre date de naissance sur Internet. Certains services permettent de masquer votre date de naissance sur votre profil public ou de définir qui peut y avoir accès. Mais, il existe toujours un risque de piratage des bases de données ou de votre identifiant / mot de passe. Certains services rendent obligatoire le champ “date de naissance” pour interdire l’accès aux mineurs ou pour permettre à vos amis de vous souhaiter un joyeux anniversaire. Mais en fait, votre date de naissance est surtout intéressante pour pouvoir vous envoyer des publicités ciblées en fonction de votre âge. Si le champ date de naissance est obligatoire, indiquez une date de naissance bidon type 1 janvier 1910 pour être sûr que vos amis comprennent que ce n’est pas votre anniversaire !!! De toute façon, vos VRAIS amis connaissent votre vraie date de naissance 😉

Protéger votre identité personnelle sur Internet, c’est simplement faire preuve de bon sens… numérique !

II. L’indispensable promotion de votre réputation professionnelle

S’il faut dissimuler votre date de naissance et votre adresse, il est par contre important qu’on trouve vos prénom et nom dans les résultats d’une requête dans un moteur de recherche. Mais, après avoir lu la première partie de ce billet, tétanisé par la peur du vol d’identité, vous pourriez être tenté par l’anonymat total, l’invisibilité absolue :
– Absence de profil ou biographie en ligne indiquant vos compétences ou des éléments de votre parcours professionnel
– Utilisation d’un pseudonyme pour participer à des forums, des blogs ou réseaux.

Si c’est votre choix, alors essayez de répondre à ces questions : Comment réagira un recruteur qui ne trouve aucune information sur vous ? Vos homonymes (même prénom et nom que vous) occupent l’espace que vous avez laissé vide, quelles en seront les conséquences pour vous ? Comment sera interprétée votre invisibilité par votre entourage social ou professionnel ?

Tout comme dans la vie, nous avons dans notre vie numérique une sphère personnelle et une sphère professionnelle. Dans nos activités personnelles, il peut être utile d’être anonyme. Ecrire anonymement permet par exemple de s’exprimer librement sur des questions sensibles : politique, religion,… L’anonymat permet aussi de dissimuler son identité lorsqu’on utilise des sites de rencontres ou simplement pour cultiver son jardin secret.

Mais, à moins d’être retraité, d’avoir la sécurité de l’emploi à vie (fonctionnaires,…) ou d’exercer un métier dans lequel votre réputation n’est pas un enjeu, il est indispensable d’avoir une réputation numérique professionnelle. La porte d’entrée principale vers votre réputation est “Votre prénom + Votre nom” visible dans les résultats des moteurs de recherche.

Le pire qui puisse vous arriver n’est pas de laisser des traces négatives pour votre réputation à travers un blog ou un forum. Le pire serait qu’on ne trouve aucune trace de vous, que vous n’ayez pas de réputation numérique. 77% des recruteurs américains effectuent des recherches en ligne sur les candidats. Les recruteurs français y viendront tôt ou tard. 7% de toutes les requêtes effectuées sur les moteurs de recherche se font sur le nom d’une personne.

Cette absence de réputation numérique professionnelle pourrait être interprétée de la manière suivante:

– Manque de transparence
– Refus de partager l’information
– Personne qui n’a rien à dire
– Technophobe
– Aversion pour le risque

Bien sûr, un recruteur pourrait ne pas faire cette interprétation et considérer simplement votre invisibilité sur Internet comme neutre, sans importance, insignifiante. Mais si vous êtes le seul à être invisible sur 10 candidats, comment réagira-t-il ? Que feriez-vous à sa place ? On entre dans le domaine de la gestion des risques.

Votre réputation professionnelle sur Internet renvoie indirectement une image de marque : sens du risque, esprit d’initiative, capacité à partager l’information, à exprimer des idées ou à utiliser les technologies de l’information qui sont aujourd’hui au coeur de la performance des organisations. Entre un candidat dont on peut évaluer facilement la réputation professionnelle et un autre pour lequel c’est plus difficile, un jour viendra où le choix sera vite fait. Promouvoir sa réputation numérique professionnelle est donc utile pour :
– chercher un emploi, se faire connaître
– proposer des services (consultants, freelance,…)
– valoriser son expertise
– booster sa carrière
– construire et promouvoir votre image de marque (Personal Branding)

Par ailleurs, vous avez peut-être des homonymes. En devenant invisible sur Internet, vous laissez vos homonymes occuper l’espace que vous avez laissé vide. Un consultant énervé de voir ses clients lui demander depuis quand il faisait de la poterie, a fini par découvrir sur Google un homonyme expert en … poterie. Rien de bien grave, plutôt amusant comme exemple mais si votre homonyme est lui-même consultant et qu’il intervient dans le même domaine que vous alors il y a un gros risque que sa réputation devienne la vôtre !

Notre vie numérique est faite de dangers et d’opportunités comme dans notre vraie vie ! Ni plus, ni moins. Internet est un espace qui impose un code de conduite pour éviter le vol d’identité. C’est aussi un espace qui permet aux professionnels de sortir de l’anonymat et de se différencier efficacement.

Pour aller plus loin sur la question du vol d’identité, voici quelques lectures complémentaires par ordre de pertinence :

Un site gouvernemental : Quelles sont les informations que les voleurs d’identité cherchent et comment ils obtiennent ces informations ?

L’usurpation d’identité (Wikipedia) – Un article sous forme de guide pratique qui explique les techniques de vol d’identité.

L’ABC du vol d’identité (source canadienne gouvernementale)

Identity Theft Resource Center : une ONG spécialisée sur la compréhension et la prévention du vol d’identité

Revue de presse – Le Monde – France Info – Le Soir

Le journal Le Monde m’a fait l’honneur d’une interview publiée dans l’édition du 10 avril. Vous pouvez lire l’article complet sur lemonde.fr en cliquant sur ce lien :

Comment faire pour être bien vu sur le Web

Le titre est très “bien vu” même si je ne l’avais pas vu tout de suite :

Bien vu = être visible, identité numérique

Bien vu = se faire bien voir, avoir une bonne réputation numérique

Bravo à Géraldine Bordère pour cet article et la finesse du titre !

Une chronique de Marion Ruggieri a suivi sur France Info :

Avoir une bonne cyber-réputation !

Voir aussi un article dans un journal belge : Le Soir

Accessoirement, je vous annonce que la 2ème édition de mon livre “Le management de l’intelligence collective” sera de nouveau disponible en librairie le 15 mai.